‹ Les fourberies de Si Djeh'aChapitre 69 sur 114 · ADDITIONS · texte numérisé non relu

ADDITIONS

AU

P. 10 (Introduction) note 2 : l'un des contes traduits du turk par J. Dumoret, manquant dans la version arabe (L’avare et le portefaix), existe en souahili (cf. Steere, Swuhili tales, Londres, 1870, in-12, p. 412, Mtu ayari na hamali, reproduit par J, Becker, La Vie en Afrique, Bruxelles et Paris, 2 v. in-8, 1887, t. IL, ch. XXXIT, P- 241). Ce ne peut être que par l'arabe qu'il a passé en souahili.

P. 19 (version arabe), Djoh'a sellé et bridé, cf. un article de P. Meyer, Romania, t. XI, 1882, p. 138-139: Héron, Une représentation figurée du lai d’Aristote, Rouen, 1891, in-4.

P. 24 (version berbère), n° XXII, Si Djoh'a et l’Arabe : On en trouve d’autres versions arabes dans le Rosenæl de Von Hammer (t. IT, Stuttgart, 1813, in-12), n° CXLVII, p. 274, d’après le Mahadj en Nofous d'Abou Nous Dja’ber ibn H’ayan et’T'ousi, et dans Rousseau, Mémoire sur les trois plus fameuses sectes du musulmanisme, Paris, 1818, in-8, p. 39, 40. Cf. une version persane dans le Zobdat el h'i kdydt, éd. Barb, Vienne, 1856, p. 25-28 ; Rosenmuller, Elementa persica, Berlin, 1843, in-8, p. 73. Le texte de Liwai a été traduit par Defrémery, Mémoires d'histoire orientale, t. 11, Paris, 1862, in-8, p. 282. On peut en rapprocher une version un peu différente, mais d'inspiration semblable, reproduite par En Noweiri ap. Reiske, Abutfedæ Annales, Copenhague, 1789-1794, 5 v. in-4, t. III, p. 730, el El Ibchihi, Mostat’ref, t. I, ch. XXXIV, p. 209. L'avare et le bédouin et rééditée par Belkassem b. Sedira, Cours de littérature arube, n° LI.

P. 28 (version berbère), n° XVII, Si Djoh'a et la téle de brebis, cf. une version arabe dans le Rosenæl de Von Hammer, t. Il, n° 183, p. 308 d'après le Nozhat el Odaba : le héros est Djah'izh.

P. 30 {version turke), n° XIV, La cigogne transformée, cf. un conte semblable : La paysanne el le faucon dans le Rosenæl de Von Hammer, t. II, n° 126, p. 257, d’après une des versions turkes de l'ouvrage persan de Djemàl eddin Moh’ammed el ‘Aouni, Djami'el h'i kdydt.

P. 31 (version berbère), n° XVII, Les plaisants devinés. cf. une version nouba, en dialecte de Kenzi ap. Reïinisch, Die Nuba- Sprache, t. I, p. 162 : Djoh'’a (Jôha) y est nommé. R. B.

Si Djeh’a et le Meunier

Un jour Si Djeh'’a alla au moulin pour moudre du blé. Il prit son couffin, et se mit à retirer le blé qui était dans les couffins des autres et à le mettre dans le sien. Le meunier le vit et lui dit: « Que fais-tu là, Si Djeh'a ? ». « Je suis un imbécile, répondit Si Djeh’a. » Le maître du moulin reprit : « Si tu étais un imbécile, tu retirerais le blé de ton couffin pour le mettre dans les couffins des autres. ! » Djeh’a lui dit: « Je ne suis qu'un imbécile, tandis que si je faisais ce que tu dis, je serais deux fois imbécile. »

Le meunier rit et le laissa partir.

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82 CONTES KABYLÉS

Si Djeh’a veut acheter un âne

Un jour il alla au marché pour acheter un âne. Un individu le rencontra et lui dit: Où (vas-tu), Si Djeh’a ? » — « Je vais au marché acheter un âne. » L'homme reprit : « Dis: s’il plaît à Dieu, Si Djeh’a. » — « Pourquoi dirais-je « s'il plaît à Dieu, fit Djeh'a ? J'ai sur moi de l'argent et il y a des ânes au marché. »

Si Djeh'a partit. Quand il fut arrivé au marché, un homme vint, profita d’un moment d'inattention de sa part et lui déroba son argent. Si Djeh’a s’en retourna sans avoir rien acheté. L'ami en question le rencontra et lui dit: « Qu’as-tu acheté‘, Si Djeh’a ? » Djeh’a répondit : « Mon argent a été volé, s’il plaît à Dieu ; que ton père soit maudit, s’il plaît à Dieu. »

Si Djeh’a et la poule

Un homme vint, une fois, chez Si Djeh’a lui faire une invitation : « Viens déjeuner chez moi, lui dit-il. » Djeh'a y alla. À son arrivée, le maître de la maison lui servit une poule. Djeh’a absorba

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