‹ Les fourberies de Si Djeh'aChapitre 7 sur 114 · Cours pralique de langue arabe. Alger, 1873, in · texte numérisé non relu

Cours pralique de langue arabe. Alger, 1873, in

6. Méthode pour l'étude de l'arabe parlé. Alger, 1880, in-12.

1. Recueil de textes pour l'étude de l’arabe parlé. Paris, 1891, in-12.

8. Recueil de thèmes et de versions en arabe parlé. Mostaganem, 1890, in-8.

les amusent fort ; le premier... se nomme Giufà ; c’est du moins sous ce nom qu'il est célébre à Palerme, mais les gens de Trapani l’appellent Giucca, et chose étrange, les Toscans aussi qui ont adopté ce personnage. Les Alb1nais disent Giucha, avec un ch qui se prononce à l’allemande ou à la grecque »'. C’est évidemment le ; arabe (Giu, —=2). L'on ne peut songer à un emprunt fait aux Turks qui ne nomment jamais ce personnage que Nasr eddin Hodja.

C'est également aux Arabes que les Berbères ont emprunté le nom de Si Djoh'a (ou Djeh'a) et les anecdotes qui lui sont attribuées, soit à lui, soit aux êtres similaires (Bou Idhes, Bou K’ondour, Bou Khenfouch, etc.). Quelques-unes ont été publiées en zouaoua par M. Bel Kassem ben Sedira * ; j'en ai recueilli d’autres chez les Guelâia du Rif, les Qsouriens du Sud Oranais * et les Mozabites. La collection que publie aujourd'hui M. Mouliéras d’après un Kabyle des Zouuoua, est la plus complète qui ait paru jusqu’à présent.

En résumé, à la fin du IV° siècle de l’hégire, 1l existait chez les Arabes des recueils de plaisante-

1. Marc Monnier, Les contes populaires en Italie. Paris, 1880, in-18 dés p. 11.

Page 1