C.-à-d. c'es mon dernier mot
Lo Littér., ne prends pas sur lui; c.-à-d. ne désespère pas de ui.
nuellement le tapis et le replaçait sous l’animal. Quand furent écoulés les jours qui lui avaient été fixés par Si Djeh’a, l'acheteur ne fit plus que se demander quand aurait lieu le marché suivant
pour lui rendre son bœuf. |
Le jour du marché suivant étant arrivé, il amena son bœuf à Si Djeh’a. Il trouva Djeh'a qui avait conduit son autre bœuf mieux arrangé encore que le précédent. Les acheteurs entourèrent Si Djeh’a et lui dirent : « Pour l'amour de Dieu, Si Djeh’a, que leur fais-tu à tes bœufs ? »
— « Mon bœuf, répondit-il, dort jusqu’au matin. Il se lève (chargé de) chaînes d’or et d'argent, de plus, il a aux cuisses des louis d’or. »
— « Le vends-tu ? lui demanda quelqu'un. »
— « Je ne l’ai conduit ici que dans le but de le vendre », répondit Djeh'a.
L'homme qui lui avait acheté le premier bœuf lui dit: « N'est-ce pas loi qui m'as vendu un bœuf le jour du dernier marché ? »
— « Conunent ! tu ne reconnais donc pas celui qui te l’a vendu ? »
— « Mon cher Djeh’a, je ne le reconnais pas ; mais, c'est peut-être toi qui me l’as vendu. »
— « Eh ! bien, mon ami, ce n’est pas moi qui t'ai vendu un bœuf, car je ne possède que celui-ci que j'ai amené ici pour le vendre aujourd’hui. Les
autres jours, je n’ai jamais vendu de bœufs. Il n’y a qu'aujourd'hui que j'ai amené celui-ci. »
— « Dans ce vas, Si Djeh’a, indique-moi ! celui qui s'est moqué de moi. »
— «En définitive, dit Djeh'a, je te répète que je n’ai rien vendu. Maintenant recule-toi seulement et laisse-moi vendre à mon aise *. Cherche celui qui s'est moqué de toi. Quant à moi, Je suis innocent de cela. Laisse-moi tranquille *
— « Moi aussi je vais m'éloigner de toi. Je suis venu seulement te demander des renseignements et voilà tout. »
Les acheteurs entourèrent Si Djeh’a et lui dirent ; « Mon fils, que te disait cet homme ? »
— « Laissez-le donc parler, répondit-il. Si vous voulez acheter, achetez, n’écoutez pas les paroles d'un puant. »
— « Nous achèterons si tu veux nous vendre. »
— « J'ai conduit ici mon bœuf pour le vendre. Je ne l’ai pas amené pour faire avec lui le fanfaron. »
— « Eh! bien, dit un individu, si tu me vends ton bœuf je l’achèterai. Ce que tu me diras dete donner, je te le donnerai. »
— « Eh! bien, mon bœuf (vaut) trois mille douros. »