laisse mon affaire
— « Si Djeh’a, sois un peu raisonnable ‘. Trois mille douros, c'est trop. »
— « Si tu veux acheter, achète ; si {u refuses, ne te moque pas de moi. Vous autres, les acheteurs d’aujourd hui, vous êtes venus ici pour vous moquer des gens. »
— « Si Djeh’a, dit l’homme, je ne suis pas venu pour me moquer. Je suis venu pour acheter un bœuf.
— « Eh! bien, achète ce bœuf si tu veux l'acheter, sinon va à tes affaires. » |
— « Je ne te donnerai pas ce que tu demandes, Si Djeh’a. J'achèterai au prix qu'ont donné les autres. Je te donnerai deux mille douros. »
— « Pour Dieu, dit Djeh’a, fais marcher ton bœuf et donne-moi l’argent. Laisse-moi aller à mes affaires. Emmène ce qui t’appartient. »
Djeh'’a lui vendii le bœuf et partit. Au moment où l'acheteur se disposait à faire marcher le bœuf qu'il avait acheté, il appela Si Djeh’a: « hé! Si Djeh’a. »
— « Que veux-tu ? » répondit Djeh'a.
— « Allons, reviens. »
Si Djeh’a revint. L'homme lui dit: « Que ferai-je à ce bœuf pour qu'il se lève le matin avec ces chaînes d'or et d'argent dont tu as parlé?