Littéralement : elle ne prit pas sa parole
LES FOURBEBIES DE S1 DJEH’A 151
frappa et la tua. Il s’approcha d'elle et dit : « Le couteau de Djeh’a tue et ressuscite. » La femme ne bougea pas. Il l'emporta et l'enterra.
Le lendemain, un de ses amis prit le couteau sans avoir été prévenu que le couteau de Djeh'a tuait et ne ressuscitait pas. Il l’'emporta et partit. Arrivé chez lui, 1l dit à sa femme : « Apporte-moi de l'eau. » Elle n'obéit pas. Il la frappa et la tua comme le premier. Il l'emporta et l’enterra.
Le lendemain, le troisième compagnon vint. Le second aussi ne le prévint de rien. Il donna un ordre à sa femme. Celle-ci ne lui ayant pas obéit, il se leva et la frappa. Il la tua. Elle ne bougea pas plus que les premières. Il l'emporta et l’enterra.
Le lendemain, le quatrième arriva. Son ami ne le prévint de rien. Il emporta le couteau et partit. Arrivé chez lui, 1l dit à sa femme : « Fais-nous le diner. »
— Attends un peu, répondit-elle. A présent, je suis occupée. » |
— Îl se leva, la frappa et la tua. Elle ne bougea pas plus que les autres. Il l'emporta et l’enterra.
Il alla aussitôt chez ses amis, les réunit tous les quatre et leur dit: « Comment se fait-il que ma femme soit morte? Elle n'a pas bougé!.
Et vos femmes ? »