‹ Les fourberies de Si Djeh'aChapitre 98 sur 114 · Littéralement : je né t’accepte pas · texte numérisé non relu

Littéralement : je né t’accepte pas

LÉS FOURBÉRIÉS DÉ SI DJEH’A 151

gardant la prairie! Tu es venu, tu t'es moqué d'elle ! Tu lui as dit : « laisse-moi faucher un peu du bord. » Elle t'a laissé faire et aussitôt tu lui as dit : « la prairie, je l'ai achetée! »

— « J'ai donné l'argent à ta mère, répliqua Djeh'a. Si je ne lui en avais pas donné, elle ne m'aurait pas laissé entrer ici. Puisque j'ai acheté à ta mère, ajouta-t-il, je n'accepte ni tes ordres ni les siens'. » |

— « Viens, nous irons en justice, dit le fils de la vieille. Quant à nous battre, nous ne nous battrons pas ensemble. »

— « Passe devant, dit Djeh’a. »

Ils allèrent au tribunal. Quand ils furent arrivés, le fils de la vieille parle et dit au cadi: « Seigneur, cet homme-ci a trouvé ma vieille mère et Jui a dit : Donne-moi un peu d'herbe pour l'âne. Ma mère lui a répondu : Je ne t'en donnerai pas. Il lui a dit: « vends-moi. » Eh bien ! a dit ma mère, « Je te vends, mais n'entre pas au milieu. » Elle prit l’argent qu'il lui donna et il entra au milieu. »

— « Mon cher, lui dit Djeh’a, il est inutile de prolonger cette discussion. Voici, seigneur cadi. Je lui ai donné l'argent, j'ai acheté la prairie. Et maintenant, du moment que quelqu'un achète

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