SCÈNE xn
Les Mêmes, MARIE.
Venez, Marie... il ne s'agit plus de sir John Sunter, ma pauvre enfant; vous devez rester avec nous, il y va de votre honneur et du nôtre,
MARIE
Comment cela?
En deux mots : nous sommes accusés par le baron, vous, d'être la maîtresse de Léopold, nous, de prêter les mains ù une liaison qui range notre fils...
MARIE
Quelle infamie !
Vous comprenez que votre départ en ce moment ressemblerait à une expulsion qui donnerait gain de cause à la calomnie.
MARIE
Oui, certes ! (Elle s'assied à droite.) 0 mon ami ! pardonnezmoi d'avoir attiré cet orage survotre maison ! Que vous êtes bon de me défendre, de m'abriter! que je vous remercie de ne pas douter de moi.
MADAME FOURCHAMBAULT, piqnC-e,
Mon mari et moi, nous ne faisons que noire devoir on
iU LES FOURCHAMBAULT.
vous protégeant... mais il est certain que vous avez été au moins bien imprudente.
MARIE
Au moins? que voulez-vous dire?
MADA.ME FOURCHAMBAULT.
Passons, mademoiselle!
Madame!
MARIE, à Foiircbaiabaiilt.
Croit-elle donc que son fils est mon amant?
Marie !
MARIE
Elle le croit ! (Se levant et marchant vers madame Fourchambault.) Et
vous me gardiez auprès de vous?... Oh! j'y vois clair, maintenant! Dans votre pensée aussi je rangeais votre fils! c'était mon emploi dans la maison!... je payais votre hospitalité de mon honneur! Quelle honte! Adieu!
Vous partez?
Est-ce que je peux rester une minute de plus sous votre toit!
Mais vous vous perdez en le quittant!
MARIE
Mieu.x vaut me perdre que m'avilir !