ACTE PREMIER
-MARIE, di^vi.lant toujours sa lnin«.
Quoi de nouveau, dans le journal?
il est entré hier trois navires à votre ami liei-n.ii'd. si cela peut vous intéresser.
Tout ce qui touche à M. Bernard, intéresse vivement mademoiselle Letellier.
MARIE
Ne bougez donc pas.
En voilà un dont la fortune a été rapide!
N'était-il pas simple capitaine au long cours rpiaml In guerre de sécession a éclaté aux Étals-Unis?
Oui, liien! Il a prévu la durée de la guerre; il a mis tout ce qu'il possédait en achats de cotons, et il a attendu. Il est millionnaire aujourd'hui; c'est un des premiers ai'mateurs du Havre.
LÉOPOLD
Et la fortune ne l'a pas changé... malhoiireusement [lour lui! Est-il assez laid, assez mal hàti! quel r(Miil;niil !
BLANCHE
Oh! toi, c'est ta bête noire, ainsi!...
MARIE
Que vous a-t-il fait?
8 F,ES FOURCllAMliAULT.
i,Énp{)i.n.
Hif'i). il osl .■ifTfi^iix. vnilà tout!
M A K I E . .Il' IIP Iroiivp pas; il csl iiiriiic niirli|iirt'(iis trrs-hcMi. l.ÉOPOLD.
Oli ! M ([mpIIo lif'iii'o?
MARIE
Mais... à riifun» du danger, oiitro autros.
LÉOPOLn.
(Jii'on savoz-vous?
MARIE
Je l'ai vu réprimer une lenlalive de révolte à liord, pendant notre traversée ; et je vous réponds que ce courtaud avait six pieds quand il prit à la gorge le chef des nnitins et coninianda à ses complices de le uieltrc aux ffcs.
BLANCHE
El ils obéirent ?
MARI t.
On ne désoliéil pas à un monsieur dont les yeux lancent do tels éclairs. J'aurais été bien fière, dans ce inonKMi -là. d'être sa fille ou sa sœur.
LF.OPOLD.
Pour(pioi [)as sa mèi-e, pendant que vous y êtes?
MARIE, somiBnt.
i.'emfiloi est occupé, et bien occupé, je vous assure.
BLANCHE
ConnniMil est-elle, sa mère ?