‹ Les fourches Caudines: drame en un acteChapitre 8 sur 19 · SCÈNE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

SCÈNE CINQUIÈME

êtes-vous? Bien? Je suis bien beureuse devons voit. Vous êtes le seul habitant de cette ennuyeuse ville qui me fasse lui pardonner ; je vous le dis à chacun de mes voyages, mais c'est vrai.

Jacques.

Voulez-vous me permettre, madame, de vous présenter mon ami, M. de Briac, dont je vous ai souvent parlé.

MADAME ROUSSEL, tendant la main à de Briac qui nalae.

Oh! pardon, monsieur, je ne vous avais pas vu. Soyez le bienvenu ici, vous ne pouvez pas être mieux présenté. Voici ma fille. M. de Briac, mon enfant, l'ami de M. de Naresse.

CÉCILE, entrant, troublée, mais se tenant, à Briac qui salae. Monsieur!... (a Jacques, lui tendant la main.) M'appor-

tez-vous la musique que vous m'avez promise?

JACQUES

La voici ; je ne Tai reçue que ce matin.

MADAME ROUSSEL

Qu'est-ce que c'est? Encore du Wagner? (a Briac.) Vous êtes musicien, monsieur?

Briac Temmëne causer un peu au fond.

JACQUES, bas à Cécile sur le devant.

Pouvez- VOUS venir ce soir?

CÉCILE

Non, c'est impossible en ce moment.

JACQUES

Pourquoi? Votre mère aurait-elle des soupçons?

CÉCILE

Oui... ou du moins je le crains un peu... j*ai peur...

JACQUES

Nos précautions sont si bien prises ; je ne viendrai

i2 LES FOURCHES GAUDINES

plus vous voir dans la journée, mais la nuit est sans danger, venez ce soir...

CÉCILE

Non, je vous en prie, n'insistez pas.

JACQUES

Quand votre mère part-elle?

CÉCILE

Dans cinq ou six jours, je croîs.

JACQUES, très sincèrement.

En voici huit que je ne vous ai vue! Vous êtes triste, préoccupée Cécile. Qu'avez-vous ? Est-ce que vous ne m'aimez plus?

Il lui prend la main.

CÉCILE, très sincère, se laissant aller, navrée toujours.

Ohl ne dites pas cela... Prenez garde I

JACQUES

Quand vous aurai-je?

CÉCILE

Laissez-moi encore quatre ou cinq jours, attendez que ma mère soit partie... je vous en prie... je vous en conjure...

Je ferai ce que vous voudrez.

BRIAC, à madame Roussel, se retournant.

Mais je le verrais avec grand plaisir, ce jardin, madame.

MADAME ROUSSEL

Eh bienl nous allons y aller avec vous, et ma fille vous en fera les honneurs.

CÉCILE

Très volontiers, monsieur. (Elle lui offre son bras.) Vous avez déjà vu les chevaux?

Ils sortent en parlant.

SCÈiNE SIXIÈME 13

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