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C. Nids en carton, ligneux ou autre

Les nids du Lasius fuliginosus représentent seuls ce groupe. Nous savons par Meinert que cette fourmi a un développement tout particulier des glandes mandibulaires et métathoraciques. Meinert affirme le premier que le bois qui forme ses labyrinthes n’est pas du bois naturel miné ou sculpté, mais un carton composé de parcelles ligneuses agglo- ; mérées au moyen d’une substance sécrétée par les glandes dont nous venons de parler. Mais il ne dit pas comment il s’en est assuré, et puisque d’autre part Huber, sans se poser précisément cette question, laisse positivement entendre qu’il considère ces parois ligneuses comme les restes du bois naturel sculpté par les fourmis, il était permis d’avoir i des doutes. De plus Mayr (Ungarn’s Ameisen) dit que les nids de L. fuliginosus sont creusés dans le bois pourri, et dans des cas très rares bâtis avec de petites pierres et des débris organiques collés solidement ensemble. Je suis entré tout récemment en possession d’un fragment d’un de ces derniers nids tout-à-fait exceptionnels qui jettent une grande lumière sur l’art de bâtir des L. fuliginosus; j’en parlerai plus bas. Tous les autres nids que j’ai examinés étaient composés d’un carton ligneux extrêmement homogène, souvent i comme finement velouté, *) composé de parcelles microscopiques assez égales entre elles

*) Ce velouté tient à une sorte de villosité dont chaque poil est composé d’un chapelet de cellules

en grosseur, et ne paraissant jamais renfermer de matières étrangères au bois (à part la substance agglutinante). L’opinion de Meinert me paraissait devoir être la bonne, car l’aspect d’un de ces morceaux de nid qui était blanc par exception me frappait par son analogie avec le carton ligneux des frelons (Vespa crabro). Ni l’eau chaude, ni l’eau froide, ni l’acide chlorhydrique, ni la potasse caustique, ni l’alcool, ni le chloroforme ne purent désagréger ce carton, quoique je l’eusse laissé séjourner pendant plusieurs heures dans ces divers liquides. Cependant l’eau, chaude ou froide, le ramollit en le rendant flexible, d’une consistance un peu gélatineuse. Quelques coupes faites avec un rasoir à un endroit où ces constructions venaient s’adapter à une lame de bois naturel me montrèrent de la façon la plus claire sous le microscope que Meinert avait raison. La ligne de démarcation entre le bois naturel et le carton des fuliginosus était aussi nette que possible. D’un côté l’on voyait la mosaïque des coupes transversales circulaires des fibres du bois (Fig. 33. b.) offrant sa régularité habituelle, ou bien leur coupe longitudinale non moins régulière (Fig. 31 et 32, b) ; de l’autre un tissus compacte formé de débris ligneux très fins agglomérés sans aucun ordre (Fig. 31, 32 et 33, c.), les uns coupés transversalement, les autres longitudinalement, se croisant en tout sens, et pris tous ensemble dans une masse jaunâtre plus ou moins homogène, laissant reconnaître des parties plus foncées. Ces dernières étaient beaucoup plus abondantes dans le carton de couleur noire. Les débris hachés étaient beaucoup plus petits que la coupe transversale d’une seule fibre élémentaire du bois. Peutêtre cela vient-il de ce qu’une des paires de grosses glandes des L. fuliginosus, la metathoracique p. ex., sécrète un liquide qui ramollit le bois et permet aux Ç> de le travailler comme de la terre, tandis que le suc des glandes mandibulaires servirait à en faire ensuite un carton solide? Ce ne sont que des suppositions; le fait qu’on ne trouve pas de longues fibres dans ce détritus vient à leur appui, mais les expériences directes faites par Huber et aussi par moi pour voir travailler des L. fuliginosus ont entièrement échoué ; ils se refusent à travailler le bois, la sciure et tout ce qu’on leur donne en captivité. Est-ce peut-être parce qu’ils ne peuvent travailler que du bois déjà vermoulu? Des faits importants parlent contre cette opinion qui paraît être celle de Mayr* *), sinon celle de Meinert. C’est tout d’abord l’homogénéité du carton, l’égalité des parcelles qui le constituent. On se demande ensuite où .les fourmis trouveraient assez de vermoulure homogène pour faire leurs immenses labyrinthes. Le fait que dans ce carton sont prises un plus ou moins gi'and nombre de fines lamelles longitudinales droites ou courbes de bois naturel, lesquelles sont souvent fort difficiles à distinguer du carton lui-même, ne prouve pas grand’chose. Enfin voici une expérience qui n’est guère encourageante :

à noyau tantôt arrondies, tantôt allongées; c’est évidemment quelque champignon (Fig. 32, V.). Les parties non veloutées sont finement raboteuses, ce qui vient probablement de l’impression des mandibules des fourmis.

*) Cet auteur n’a du reste fait aucune expérience à ce sujet.

Le 15 mai, je mis dans un bocal un grand nombre de L. fuliginosus $ avec leurs larves et leurs cocons. Je leur donnai : 1°) un morceau de bois épais et très dur, mais percé de part en part par les bostryckes; 2°) une lame de sapin coupée en rectangle; 3°) un morceau de chêne; 4°) Quelques parcelles de leur carton ligneux. J’eus soin de me rappeler la forme de ces divers matériaux, et j’y ajoutai : 5°) une grande quantité de sciure et de vermoulure de bois dans laquelle disparut tout le reste. Ces fourmis se mirent bientôt à miner la sciure. Elles y firent des cases et des galeries, mais tout-à-fait à la manière des autres fourmis; les murs étaient très épais et s’éboulaient avec une grande facilité ; les particules de sciure n’étaient liées entre elles que par l’humidité et par un peu de moisissure. Je résolus de m’armer de patience pour voir si le temps produirait du changement. Mes fourmis étaient nourries de miel et d’insectes; elles mangeaient beaucoup de miel. Je fermai d’abord le bocal avec de la mousseline. Les fuliginosus l’ayant percée et s’étant mis à déménager, j’y substituai une épaisse couche de ouate qui finit aussi par être percée grâce à la patience des $ ; celles-ci l’arrachaient en effet brin à brin, et faisaient tomber les fils l’un après l’autre dans le bocal. Je mis alors une lame de bois de sapin en guise de couvercle, et je la fixai en la couvrant d’un morceau de toile attaché au bocal par un élastic. Dès lors les $ n’essayèrent plus même de sortir. Ne pouvaientelles donc pas percer le bois? Elles déchirèrent par contre du papier humecté que je leur donnai, et en firent entrer les parcelles dans leur bâtisse. Mais celle-ci demeurait toujours à la fois massive et sans solidité, soit sans ciment, comme l’auraient faite des Lcisius niger. Le 11 juillet seulement (au bout de plus de deux mois), je me décidai à démolir ces constructions qui s’éboulèrent aussitôt, et au milieu desquelles je retrouvai la lame de sapin, le morceau de chêne, le bois percé des bostryches, et même les parcelles de leur ancien carton dans le même état que lorsque je les y avais mis; ces objets n’avaient absolument pas été entamés, et aucune particule de vermoulure n’y avait été ajoutée ; les fourmis n’avaient absolument point fait de carton.

Je fis encore d’autres expériences en donnant simplement du bois aux L. fuliginosus. C’est à peine si au bout de trois semaines elles paraissaient avoir grignotté quelques atomes de bois et les avoir adaptés à l’éponge que je leur avais donnée. Le résultat peut être considéré comme nul.

Ces résultats peuvent s’expliquer de deux manières : ou bien le carton ne se forme que petit à petit en un temps très long, les fourmis diminuant peu à peu l’épaisseur des parois de leurs constructions en vermoulure à mesure qu’elles se solidifient (mais pourquoi se solidifieraient-elles?); ou bien il manquait à mes L. fuliginosus élevés en captivité soit quelque aliment particulier servant à produire dans leurs glandes la matière collante sans laquelle le carton ne peut se faire, soit simplement la volonté ou le courage de faire ce carton. C’est cette seconde opinion qui me paraît la plus vraisemblable. Mais ainsi la question demeure en suspens. Ce qui est certain, c’est que sans un ramollissement naturel ou artificiel du bois, ces fourmis ne peuvent le percer comme le fout les Camponotus ;

leurs mandibules sont beaucoup trop faibles pour cela. Peut-être se servent-elles aussi de vermoulure préexistante.

Quoi qu’il en soit, nous sommes forcés de nous en tenir à l’inspection purement objective du nid. « Qu’on se représente, dit Huber (1. c. p, 53), l’intérieur d’un arbre « entièrement sculpté, des étages sans nombre, plus ou moins horizontaux, dont les plan- « chers et les plafonds, à cinq ou six lignes de distance les uns des autres, sont aussi « minces qu’une carte à jouer, supportés tantôt par des cloisons verticales qui forment « une infinité de cases, tantôt par une multitude de petites colonnes assez légères qui « laissent voir entre elles la profondeur d’un étage presque entier; le tout d’un bois noir- « âtre et enfumé, et l’on aura une idée assez juste des cités de ces fourmis. » Huber dessine en outre PI. 1, fig. 3 et 4, deux morceaux d’un pareil nid; la fig. 3 rappelle malheureusement plutôt les nids du C. ligniperdus. Les cloisons verticales ont d’après Huber une disposition concentrique qui correspond à celle des couches ligneuses. Il est inutile de vouloir décrire d’une manière plus exacte la disposition de ces labyrinthes, d’autant plus qu’ils sont déjà décrits par une foule d’auteurs et qu’on en voit des morceaux dans beaucoup de musées. Voici seulement ce que j’ai à ajouter. La fragilité de ces constructions minces parfois comme du papier est telle qu’elles doivent être recouvertes d’une enveloppe solide qui les protège de tout côté. C’est l’arbre, c’est-à-dire ce qui en est resté intact, soit l’écorce, le liber et les couches externes de l’aubier, qui fait cet office, et c’est pour cela que la majorité des nids de cette espèce sont bâtis dans des arbres vivants et paraissant sains. Ceux qui sont bâtis dans des troncs coupés et morts n’ont pas une longue vie, et finissent par se détériorer tellement que les fourmis doivent les abandonner. Il en advient de même lorsqu’on coupe un arbre habité par notre fourmi, aussi trouve-t-on souvent dans de vieux troncs servant de demeure à d’autres fourmis ou à d’autres insectes les derniers vestiges seulement de ce qui fut un palais de L. fuliginosus. Si la végétation de l’arbre n’est pas altérée, il n’en est pas de même de sa solidité, ce qui se comprend de soi ; l’arbre ne perd pas impunément la majeure partie de son bois et de son aubier, aussi voit-on très-souvent ces arbres tomber lors des orages avec une facilité inconcevable pour ceux qui n’en connaissent pas la cause. J’eus ainsi la satisfaction de voir la prédiction que j’avais faite de la chute d’un énorme bouleau, métropole d’une grande colonie de L. fuliginosus, se réaliser un an après par un fort vent. Ce bouleau ne présentait aucun défaut naturel de l’écorce, aucune branche morte; son tronc paraissait d’une intégrité parfaite à l’extérieur; seulement vers la base, on apercevait en regardant attentivement quelques petites ouvertures arrondies cachées dans les anfractuosités de l’écorce et prêtant passage aux fourmis. Non seulement le tronc, mais les racines de l’arbre sont ainsi travaillées et le labyrinthe y est encore plus fin que dans le tronc, comme le montre Huber. Le carton est ordinairement de couleur noirâtre, comme du noir de fumée ; il en est de même du bois naturel servant de paroi, mais le microscope montre souvent sur celui-ci .une couche de carton travaillé. J’ai cependant vu une exception remarquable à ce phénomène; c’était un nid construit dans

le tronc d’un grand sapin, près de Zurich; le nid entier était d’un jaunâtre très clair, et l’on distinguait déjà à l’œil nu la différence entre le bois naturel et le carton ligneux. Cela se voyait surtout bien sur une fine lamelle verticale de bois naturel, laissée telle quelle au milieu du labyrinthe, et contre laquelle les étages horizontaux venaient s’appuyer. Je n’ai jamais vu de couleur intermédiaire entre le noir de fumée ordinaire et ce cas particulier; je ne puis m’expliquer ce fait. Tous les auteurs ne parlent que du bois noir. Je crois comme Huber que les L. fuliginosus attaquent indifféremment tous les grands arbres. J’ai vu leurs nids dans des chênes, saules, bouleaux, noyers, châtaigners, pommiers, pins et sapins. De plus ils s’établissent quelquefois dans les maisons et dans les murs. Dans les maisons ce sont les poutres et les planchers qui leur servent à installer leurs labyrinthes. Pour s’introduire dans un arbre, les L. fuliginosus recherchent un défaut de l’écorce dont ils font ensuite leur grande porte d’entrée. Un arbre sans un seul défaut d’écorce a moins de chances d’être atteint. Mais il me paraît probable que les L. fuliginosus savent aussi creuser à travers l’écorce et le liber des trous ronds qui mettent leur nid en communication avec l’extérieur ; cependant ils n’en percent que le moins possible, comme s’ils savaient que la prospérité de l’arbre dépend de l’intégrité de l’écorce et est liée à celle de leur nid. Enfin les fourmilières de cette espèce sont les plus riches en individus de toutes celles de nos contrées, aussi forment-elles le plus souvent des colonies dans les bois dont chaque arbre devient un nid ou une succursale des fuliginosus. L’arbre le plus gros et le plus vieux sert ordinairement de métropole; des chaînes de fourmis relient ce gros arbre aux autres, et ceux-ci entre eux. J’ai compté ainsi 10 arbres rapprochés occupés tous par la même fourmilière. Plusieurs de ces arbres secondaires n’ont pas de défaut d’écorce, mais seulement des trous percés semble-t-il ad lioc par les L. fuliginosus. Outre cela il y a des arbres environnants où les fuliginosus grimpent pour chercher des pucerons, mais sans faire de nid dans leur tronc ; il n’est pas toujours facile de s’assurer dès l’abord si un arbre n’est habité qu’ extérieurement où s’il l’est aussi en dedans; mais on y arrive sans peine par une observation un peu suivie. Les jeunes arbres ne sont presque jamais attaqués à l’intérieur.

Tout récemment M. le Dr Marcel à Lausanne a découvert dans les carrières de Villars au dessous de cette ville un nid très remarquable habité et construit par des Lasius fuliginosus. M. Marcel a eu l’obligeance d’en recueillir une partie à mon intention et d’observer avec soin le lieu où il se trouvait ainsi que la manière dont il était construit, ce dont je lui témoigne ici toute ma reconnaissance. Un mur au bord duquel croissaient des buissons d’aubépine était en démolition; le terrain sablonneux du pied de ce mur avait été enlevé en partie au niveau des racines de l’aubépine qui étaient à découvert. C’était là, en dessous du niveau du sol, que se trouvait le nid en question à demi détruit et attenant encore au mur ainsi qu’aux racines de l’aubépine. Ce nid était un labyrinthe dont l’aspect était presque identique à celui des nids ordinaires de L. Juligino tes dans le bois ; ses cloisons étaient tout aussi minces. Sa couleur était aussi noirâtre, mais avec

une teinte un peu plus grise, et la surface des cloisons était recouverte aussi en grande partie de la même couche veloutée de fines villosités que nous avons décrite. Vues au microscope, ces villosités présentaient les mêmes chapelets de cellules (Fig. 32, V) pourvues d’un noyau distinct. Mais toutes les cloisons du nid étaient en outre incrustées de nombreux points blancs qui n’étaient autres que divers petits grains de sable blancs ou gris (cristaux de quartz entre autres) dont quelques-uns étaient roulés. Plusieurs cailloux de plus grande dimension étaient aussi pris dans les parois du nid. De plus la consistance de ce nid était plus cassante, moins élastique que celle des nids construits dans le bois, sans être moins solide du reste. Sa densité paraissait aussi plus considérable. M. Marcel fut frappé lui-même dès l’abord du fait très important que le nid était entièrement souterrain, et que par conséquent les fourmis devaient avoir miné avant de construire, ou tout au moins en construisant. Il soumit aussi des morceaux du nid à la calcination au moyen du chalumeau; au commencement il s’échappa quelques vapeurs empyreumatiques, j puis plus rien; les fragments conservèrent leur forme et diminuèrent à peine de volume, mais ils prirent une couleur rouge de brique, et devinrent plus friables. Donc la majeure partie de la matière des parois du nid est inorganique, et de nature terreuse. Je refis , cette expérience avec le même résultat, et pour comparer je traitai aussi par le cbalu- ; meau des fragments de nids ordinaires de L. fuliginosuç en carton ligneux. Ils furent en quelques instants réduits en fumée, ne laissant qu’un faible résidu de cendres blanches < comme le premier morceau de bois venu. La différence est donc aussi tranchée que possible. Les fragments du nid de M. Marcel ne peuvent pas plus être désagrégés par l’alcool, le chloroforme, les acides, les alcalis et l’eau froide ou chaude que ceux des nids , ordinaires. Comme ces derniers, et presque plus qu’eux, ils deviennent cependant mous, j flexibles, un peu gélatineux dans l’eau. Donc la substance évidemment organique qui relie les parcelles terreuses et les petites pierres dont ils sont composés est insoluble dans les 1 divers réactifs indiqués, mais prend dans l’eau une consistance gélatineuse. Au microscope les parois de ce nid laissent voir la même substance jaunâtre ou brunâtre que nous avons déjà vue dans les nids ordinaires en carton ligneux. Cette substance paraît donc bien être ‘ le ciment qui lie si bien entre elles les parcelles tantôt organiques (bois), tantôt inorganiques dont se composent les cloisons du nid, ciment qui ne peut guère être au^’e chose que la sécrétion d’une des glandes de la fourmi.

Les constructions du nid de M. le Dr Marcel venaient se coller au mur et aux racines dures, fortes et presque absolument intactes de l’aubépine. Ces racines dont M. Marcel a eu la bonté de me donner un grand échantillon auquel adhèrent encore quelques parties du nid étaient à peine un peu rongées à la surface de leur écorce.

Mayr (Ungarn’s Ameisen ) décrit, avons-nous vu, un nid analogue sinon identique, mais sans entrer dans aucun détail. C’est le seul cas décrit à moi connu. Si ces nids exceptionnels aident à comprendre la structure des autres, ils ne peuvent malheureusement pas expliquer la manière dont les L. fuliginoms s’y prennent pour bâtir. Cette question ne pourra être résolue que par l’observation directe.

Le L. fuliginosus sait dn reste se creuser de simples galeries, de simples cases souterraines au pied de ses arbres, et même des succursales, toutes minées dans la terre à la façon des autres fourmis mineuses, sans ciment spécial, souvent à une certaine distance du nid principal. Il sait aussi employer la sciure de bois pour bouclier des ouvertures i qui le gênent au lieu de les murer avec son carton ligneux. Il sait en un mot maçonner et travailler la sciure de bois, dans son état naturel, sans se servir de la substance collante dont il fait son carton. Il a enfin un trait commun avec les autres espèces du ( genre Lasius, c’est une certaine symétrie, une certaine routine dans son architecture.

D. Nids à architecture composée.

Ce sont des nids où l’architecture maçonne et mineuse est combinée avec celle du bois, ou toutes deux avec d’autres matériaux dont nous allons parler. Nous en avons deux catégories principales :

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