‹ Les Fractures de Cuisse du Champ de Bataille à l'AmbulanceChapitre 14 sur 40 · PORT D NP · texte numérisé non relu

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rique, l’attelle de DEsauLr avait été transformée en attelle de Paysick (1) et largement utilisée, même en Europe où elle était revenue quelques années plus lard sous le nom d’appareil américain (2).

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L’appareillage des fractures de cuisse en temps de guerre à successivement emprunté à Ja chirurgie civile ses différentes méthodes.

Jusqu'au milieu du xix° siècle, on ne trouve dans la littérature médicale que des récits de tentatives isolées. II ne peut guère en être autrement, les cas traités avec conserva. lion-d membre atteint étant eux-mêmes des exe2plions.

Pendant la guerre de Crimée, nous avons vu BAUDENS attribuer le mérite de l'évolution chirurgicale, vis-à-vis des

fractures de cuisse, à l'emploi de son appareil: un double

plan incliné ; il est curieux de constater que ce premier ap-

pareil de chirurgie de guerre-se réclame de la méthode hypo-

narthécique, c’est-à-dire de l’idée mère de la suspension. Pendant la guerre civile américaine, on assiste à l’inven-

-lion d’un nombre considérable d'appareils pour fractures de

cuisse. Chaque auteur proclame d’ailleurs que l'excellence

de ses résultats est due à la perfection de son propre appa-

reil. -

Près de la ligne de feu, on emploie surtout des attelles : celle que recommande -Oïis, interprête de l'avis général, pour celte 1° étape est l’attelle de Paysik ou de BoYER (3). Il est intéressant de noter cependant que ce moyen @’immobilisation ne contentait pas tout à fait les chirurgiens, encore moins leurs blessés. Aussi, dès 1862, voyons-nous SWIN- BURNE, au Cours de la campagne devant Richemond proposer un brancard spécial pour fracturés de cuisse. Le brancard est un « plan d’ertension » pourvu de 2 chevilles où doivent être fixées l'extension et la contre-extension dès le champ de bataille.

A l'arrière, mêmes recherches ; elles aboutissent à des solutions très différentes :

Les uns perfectionnent les appareils connus ; J. H. Pac- KARD fait l'extension continue et la contre-extension sur une

(1) John Siyng Dorsey. — Elements of Surgery. Philadelphia, 1813, vol. T, p. 163.

(2) Néraron. — 1858. IC. f. Thèse de Séquy, Paris 1881.

(8) Oris. — Loc-cit., p. 843.

attelie de Desault Physik pourvue d’une poulie et d’un poids; l'originalité de son procédé consiste dans Papplication au mermbre des forces, grâce à un adhésif à base de gomime arabique (4) H. N. Hewirr transforme la même attelle en appareil métallique extensible, à coulisses, capable de s’adapter à toutes les tailles (2).

Les autres s'engagent dans une voie nouvelle ; en effet, la fracture du fémur doit être pansée sans modifier d'appareillage ; l'extension n’est continue que si l’ensemble formé par le membre blessé et la traction peut suivre automatiquement les mouvements du tronc et du bassin. N. R. SMITH, fils de N. Smith dont les Observations on fractures of the femur, aoith account of a new splint (1) sont connues : spécialisé lui-même avant la guerre civile dans le traitement des fractures, se livre à une série de recherches exposées dans des publications successives (3). ,

Son point de départ est le double plan incliné de la méthôde hyponarthécique ; il le suspend, adapte sa forme à celle de la cuisse, le simplifie et aboutit à la suspension combinée à da traction continue, sur le membre jlacé en demi-flexion.

Cette méthode de traitement hospitalier rallie très vite tous les suffrages grâce au soulagement et à la commodité qu'elle procure au blessé et à son chirurgien.

Le Berceau de Hopcex est une copie de lanterior splinlt de Smith ; l'appareil est encore simplifié : plans inclinés,

(1) On the employment of India Rubber in obtaining continu us extension in the treatment of fractures of the fémur. — Améric. journ. Med. Sc. 1862. Vol. XLIV, p. 90.

(2) Original adaptation of received principles of treatment of fractures of the thig. Medic. record 1868-69. Vol. IIL, p.-217-

(3) Philadelph. Monthly Journ. of Medic. and Surgery. 1898. Volallep 251;

Description of à new apparatus, ete. Baltimore monthly Jour. ol Med. ana Surgery 1831 vol. I. p. 305.

Observations of fractures of the thigh and leg, with description of à new apparatus, etc... Baltimore Med and Journal 1893. Vol I, pis 13: :

A new Instrument for the treatment of fractures of the Cower extremities. Maryland and Virginie Med. Jou rn. Janvier 1860. Vol XIV pe TL

The anterior suspensory apparatus for the traetment of fracture: of the lower extremity. American Jour. of Med. and Surg. Août 1861 N. S. Vol. XCI, p. 346.

Treatment of fractures of the lower extremity by the use of the anterior süspensory apparatus (Baltimore 1867).

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palettes, bandages de fixation ont successivement disparu. Ii en reste juste 2 attelles à écartement constant, reliées par un hamac souple et réglable de bandelettes de toile. HAMILTON le considère comme l'idéal pour les fracturés de cuisse dans son Traité des fractures et lurations. (Philadelphie 1895).

Pendant les guerres européennes entreprises par la Prusse de 1860 à 1891, les chercheurs s’orientent différemment.

L'immobilisation à l'hôpital de campagne est effectuée comme à l’intérieur soit au moyen du plâtre, soit selon la méthode dite américaine (plan incliné suspendu de Smith}, soil par traction continue au poids et à la poulie, membre

“en extension. En France, en particulier, Ja majorité des chi-

rurgiens adopte la nouvelle technique d'HerGorr de Strasbourg -et utilise le plâtre. En-Allemagne, Fischer préconise aussi le plâtre pour les fractures du 1/3 inférieur ; plâtre ou extension pour les fractures des 2/3 supérieurs. BECK modifie le double plan incliné de Surru ef lui confie l’immobilisation de la plupart de ses fractures de cuisse ; au moins au début de leur traitement ; plus tard, il les plâtre.

Jusqu'ici, par Conséquent, rien de bien original : notons cependant dans le domaine de la pratique, 3 tentatives d'appareillage précoce pour le premier transport des fracturés. En France, des essais de Store (1) ; un appareil spécial imaginé par Le Forr (2) : en Allemagne, la Spritzlade du D' RENZ von WiILpBap et d’autres essais relatés et criliqués par le D' BURK (3).

Les guerres suivantes ne nous réservent aucune nouveauté. Les bandages plâtrés sont toujours largement employés ; soit après la période de suppuration, soit pour les évacualions : MAXKINS ; STEVENSON au Transvaal : D' WALTHER VON OETTINGEN en Mandchourie ; D' O. LAURENT en Bulgarie :

Après la 1" intervention ou pendant les premiers jours de la blessure, presque tous donnent la préférence à l’extension

(1) Corso. — De l’emploi des attelles de Store pour le pansement des fractures : Union Médic., Seine Inférieure. Rouen 1875. T. XIV.

(2) L'extension continue et le traitement des fractures de cuisse : Bulletins et Mém: de la Soc. de Chirurg., Paris 1870, 2 Série.

(8) Kritik den Verschiedenen Lagerungs und Verband methoden bei Schüssfracturen der unteren extremitäten, besonders für den ersten transport den Verwundeten. — Deutsche Zeitschift f. Chirurgie Lepzig. 1875-76, VI, p. 146.

continue simple ou combinée à la suspension. (MakiNs. 0. LAURENT).

Enfin la nécessité de l’immobilisation précoce préopératolre, s'impose comme le premier temps nécessaire du traitement conservateur. Pendant la guerre des Boërs, STEVENSON Signale comme moyen habituel mis à la disposition des corps de troupe l'attelle de LisToN, anciennement connue ; dans certains secteurs, on aurait tiré grand bénéfice de l'emploi de l'Outside splint de Dutch Cane, grand appareil en store pourvu d’une longue attelle externe.

De.même, en Mandchourie, au lieu de sa fable à extension construite spécialement pour cet usage, le D' WALTHER VON OETTINGEN semble avoir eu beaucoup plus souvent l’occasion d'employer des paillons en roseaux du pays formant attelles malléables.

En résumé, les expériences faites au cours des guerres antérieures à 1914 classant de la façon suivante les moyens d’immobilisation : |

Extension si possible combinée à la suspension, à l’hôpiat

Appareils plâtrés : pour les évacuations.

Appareils légers en store, en roseaux ; ou attelles soit de Boyer, soit de PHysik, soit de Listen ; enfin attelles ordinaires, gouttères, etc., pour la relève.

de. La NS: : “

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