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de lattelle externe ne permet ni l’abduction, ni la flexion de la cuisse sur le bassin, nécessaires à la sécurité et si
favorables au soulagement du blessé, enfin rien ne s'oppose
à la bascule du pied en équinisme, d’où des déviations dangereuses du Sens de la traction.
Mais la complète immobilisation des 2 articulations : hanche et genou ; le large point d'appui thoracique combiné à l'extension rendent cet appareil précieux, en particulier
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dans les fractures voisines du col du fémur, du trochanter ; dans celles compliquées de lésions du bassin. Gette limitation de son emploi et par conséquent dans le nombre des appareils nécessaires au stock d’un-poste de secours, rendrait moins sérieux l'encombrement causé par ce vaste bâtis ; cette objection à sa diffusion dans les formations de l'avant, poste de secours et G. B. D., en sera diminuée.
Appareil de Descomps. — DyscomPs à présenté à la Société de Chirurgie, fin 1917, un nouvel appareil d'armée d'évacuation (1). 11 associe l’une à l’autre les attelles de Thomas et de Bœckel de la façon suivante : le Thomas est du modèle le plus robuste, en fer rond de 9 millimètres de diamètre. Les attelles latéralés forment à l'extrémité pédieuse une anse plus large, plus longue que dans le Thomas : à ce niveau, le fer rond fait place au fer plat. Le cer-
__ cle supérieur présente une inclinaison sur l’axe analogue à
celle du Lardennois ; il peut être ouvert pour faciliter linfroduetion du membre blessé dans l'appareil : mais l’ouverture est en dehors, l'articulation fixe en dedans. Un double jeu décrous à ailettes permet de régler à volonté l’incli- —naison et l'ouverture de ce cercle pelvien. L'attelle de Boeckel, rendue métallique, s’introduit dans l'appareil. Se partie supérieure est fixée par une coulisse à la partie basse du cercle pelvien : elle se termine par une pédale mobile dont l'inclinaison et l'éloignement entraînent le pied en flexion et en traction plus ou moins prononcée. Un autre jeu d’écrous à ailettes la maintient dans la position désirée. Toutes les combinaisons sont possibles ; on peut utiliser lattelle seule comme le Lardennois, lui adjoindre l’attelle postérieure, ou employer celle-ci isolément.
Appareil de PÉCHARMANT. — De cet appareil nous rapprocherions volontiers l'appareil d'armée pour le transport et le traitement des fractures du membre inférieur de Pécharmant, présenté à la Société de chirurgie le 10 juillet 19148. -Lui aussi essaye de concilier les avantages de la gouttière de Bœckel et de l’attelle de Thomas. Mais la gouttière est réduite à une large attelle postérieure, amovible ; l’atelle de Thomas est en fer plat. Le cercle supérieur, pelvien, de contre-extension, peut s’ouvrir; cette ouverture se fait en dehors comme pour le Descomps. L'appareil, plus simple,
(1) Soc. Chir., 21 nov. 1917, p. 2095. DescompPs et Cruz.
plus rustique que le précédent, est susceplible, par ailleurs, des mêmes critiques : il est toujours difficile de solidariser convenablement le pied et la pédale ; la traction sur l’ensemble est beaucoup plus pénible que la traction directe sur la jambe ou le pied. L'ouverture externe de l'anneau pelvien oblige à glisser l'appareil de dedans en dehors, procédé beaucoup moins commode que l'introduction de dehors en dedans, surtout quand l’attelle, genre Lardennois, est surchargéc d'une gouttière. La présence de cette palette postérieure, rigide, soulage moins le blessé que la suspension en hamac souple. Enfin, la nécessité de dévisser, puis replacer 4 écrous est un sérieux ennui dans un poste de secours ; ils y seront facilement rouillés ou égarés. I! en résulte d’ailleurs pour l’ensemble du réglage une complication dont vient à bout sans peine une équipe chirurgicale exercée dans le calme d'un milieu hospitalier, mais qui metirait souvent dans un cruel embarras les opérateurs noviges ou bousculés d’un poste de secours.
Les événements eux-mêmes se sont chargés de juger ces méthodes et leurs applications pratiques. — Trois documents officiels parus à peu près à la même époque nous fournissent à ce sujet des renseignements définitifs :
Après une expérience de plus de 3 ans de guerre, le sous-secrétariat du service de Santé faisait distribuer aux chirurgiens français sa Notice sur les appareils divers pour fractures de guerre (Février 1917).
En janvier 1918 paraissait dans l’armée anglaise l'Official Copy. Injuries and diseases of war. À manual based on eæperience of the present Canpaign in France (H. M. Statio-. nery office).
Enfin les Américains, au moment d'entrer en campagne, publiaient une petite brochure de vulgarisation, le Manual of Splints and appliances for the medical department (U.S.A. 1917) ; ce dernier travail est basé sur l'étude et la comparaison des procédés non seulement des Alliés, mais encore des Puissances ennemies.
Voici les résultats enregistrés par ces commissions de spécialistes au sujet de l'immobilisation des fractures de la