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Aussi le prendrons-nous comme type dans la démonstralion technique d’un appareillage rapide sûr blessé encore habillé.
Pour Pappliquer, il suffit de 2 personnes : le médecin el
TR : son aide ; ils doivent
posséder en fout un appareil, une bande large, des épingles de süreté.
Le médecin vérifie le pansement et le refait; l’aide, pendant ce lemps, prépare l'appareil ; il tend d’une jambière à l'autre 5 fragments de la bande, 2 au niveau de la cuisse, 2 au niveau de la porlion jambière, 1 sous le creux poplité; chacun d'eux est fixé en tension approximative par 2 épingles piquées sur la partie externe. Le hamac est ainsi constitué en quelques instants.
Le son côté Le médecin établit la traclion sur le blessé chaussé. La chaussure est utile, nécessairée pour répartir la force sur toute la surface de larrière pied et du cou de pied, sans susciter de douleur. L'opérateur prend un fragment de bande de 0, 60 centimètres environ de longueur : il la pose par le milieu sur le cou de pied du blessé, la noue derrière par un nœud simple à double révolution ({* temps
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du nœud du chirurgien); les chefs sont étalés, ramenés sur les côtés, puis en avant du talon de la chaussure où ils sont arrêtés par un double nœud.
L'extension est désormais possible à la main en bonne direction, dans le plan des malléoles ; elle va faciliter grandement les manœuvres suivantes, celles de l’appareillage proprement dit. Le chirurgien saisit à 2 mains les lacs de traction et par simple bascule du poids du corps en arrière, bras étendus, établit une extension continue souple, sans fatigue, ni secousses ; elle suffit à décoller le membre du plan du brancard ; mais en même temps qu’elle le soulève, elle doit porler progressivement la cuisse en flexion et en abduction sur le bassin. =
A ce moment, l’aide glisse l'appareil ouvert à mi-cuisse, de dehors en dedans ; le chirurgien, maintenant d'une main sa traction repousse l'extrémité supérieure de l'appareil jusqu'au buloir supérieur où va porter la contre-extension. Ce butoir est constitué en arrière par la rencontre de la fesse (ischion doublé des parties molles et des vêtements) et du brancard ; en dehors par le grand trochanter et la fosse iliaque externe protégés par la poche de la capote. Si l'anneau supérieur, une fois fermé, est encore trop large, un brancardier tasse les plis de la capote, au besoin une musette où un paquet de pansement, entre cet anneau et la fosse iliaque externe.
On peut alors reposer les consoles sur le brancard ; le chirurgien fixe la traction à l’encoche distale de l’atielle. Il règle ensuile définitivement la tension du hamac par simple déplacement des épingles ; la position est satisfaisante auand la traction est maintenue dans le plan bimalléolaire : par conséquent les 2/3 de la jambe doivent surplomber les attelles jambières de l’apareil ; la chûte du talon et du mollet-plus profondément entrainerait le pied en équinisme et par contrecoup une déviation douloureuse et dangereuse de l'extension.
Il reste à prendre deux précautions importantes : 4° il faut d'abord caler soigneusement les consoles : sur un brancard neuf, elles restent spontanément d’aplomb ; sur un brancard usagé, à toile distendue, il est bon de placer en travers à leur niveau, une planche ; à son défaut, de surélever la console interne avec un couvercle de boîte, une. musette, de manière à rétablir Phorizontalité parfaite du hamac. 2 Solidariser d'une part le membre entier avec l’appareil et d'autre part l'appareil avec le brancard au moyen de
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tours de bande dont le dernier passe à travers les consoles el vient se nouer sous le brancard.
Pour terminer, nous nous permettrons de signaler quelques points particuliers ; les plus importants sont la mise en bonne place et le réglage de l'extension ; la mise en abduction en masse du membre blessé.
L'extension doit être faite sur le pied. L'établissement d'une traction sur la jambe et les condyles fémoraux est impraticable dans un poste de secours ; elle entraînerait à des manœuvres compliquées. Cette traction est très simple, par le procédé décrit, sur le pied chaussé ; au cas où la chaussure aurait été enlevée, il faudrait, avant de poser la bande, matelasser largement le pied et la jambe de coton et ly maintenir par un pansement un peu compressif. Cette extension doit être modérée, se faire à la main ef être maintenue par une bande, non par un élastique, caoutchouc ou
ressort; ceux-ci par Suite des cahots provoqueraient des
contractions répétées et douloureuses ; de plus lignorance de la force réelle, développée par de pareils artifices, peut amener des douleurs ou même des accidents plus graves (escharres), tout au moins superflus chez ces patients déjà très éprouvés.
L'abduclion du membre blessé doit être portée au maximum.; pour cela, Sur un brancard toujours trop étroit, il est nécessaire d’abord de faire reporter le tronc du blessé le plus possible du côté opposé à la fracture et de l'y maintenir en l'y calant latéralement avec des couvertures ou des musettes ; puis d'amener la console externe jusqu’au con-
tact de la hampe du brancard, quitte à rétablir l’horizonta-
-Hté de l'appareil comme il a été dit plus haut.
Cette façon d'appliquer l'appareil doit être un peu modifiée dans les fractures basses du fémur et en particulier dans les fractures sus condyliennes.
Dans ces cas, avons-nous dit, la pointe supérieure du fragment inférieur bascule en arrière et en dedans sous l’action des muscles jumeaux, augmentant la rotation des condyles fémoraux el par conséquent le déplacement du fragment inférieur. Le paquet vasculaire serait exposé à de gros risques : piqûre, embrochement, distension. Aussi y a-t-il
avantage à modifier alors la technique de la façon suivante :
placer le membre en flexion légère, modérer la traction, assurer une contention aussi parfaite que possible. Pour placer le membre en flexion légère, il suffit de ré-
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gler la tension aux différents niveaux du hamac ; laisser de la laxilé au crural supérieur, surélever crural inférieur et, poplité, détendre un peu le jambier supérieur, au maximum le jambier inférieur,
La trachion sur le pied doit être réduile au strict minimum, elle devra tout juste interdire les mouvements d'’ascension de la jambe.
Enfin il sera tout à fail nécessaire de caler latéralement la jambe el la cuisse par des rouleaux souples (toiles de tente ; paquets de grands pansements A) et de fixer solidement le membre, ainsi calé, aux attelles fatérales par plusieurs revêtements de tours de bande. L'immobilisation devra ôtre beaucoup plus réalisée par’ celle contention que par l'extension, Contrairement au principe général d'application de ces appareils.
Moyennant ces quelques principes, muni d'un bon appareil, un opéraleur soigneux peut er quelques minutes, gréparer au fracturé de cuisse une dernière étape exempte de dangers sinon tout à fait de souffrance.