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moins réglementaires ont trouvé, dès le champ de bataille, de nombreuses applications. Bien plus, dans la majorité des cas, particulièrement pour les fractures de cuisse souvent accompagnées de larges plaies, le blessé ou ses camarades de combat attendent rarement le secours du sanitaire. Effrayés par l’hémorragie initiale qui accompagne ces lésions, ils posent immédiatement un lien au-dessus de la blessure, avant même de songer à y appliquer le pansement individuel. Ce lien est naturellement quelconque : cravate, courroie, fil téléphonique ; il fait deux ou irois fois le tour de la cuisse et la serre à outrance.
Parfois, cependant, le brancardier pose lui-même son garrot réglementaire : mais il s’agit d'un ruban de tissu d’élasticité réduite, de fermeture compliquée par le passage d'un chef dans une boucle à 2 crochets. Aussi, dans la ma- Jjorité des cas, ce garrot est-il appliqué de façon défectueuse ; à la cuisse en particulier, s’il est peu serré, il glisse jee le genou et manque à son rôle. Veut-ik éviter cet écueil le brancardier est porté à tirer très énergiquement sur les 2 chefs, à étrangler le segment de membre ; souvent à assurer la stabilité de ce premier tour par un 2° et un 3. Finalemeuf, le garrot est transformé en un véritable tourniquet . aussi brutal que les liens de fortune posés par les blessés eux-mêmes. Il expose aux mêmes dangers ; localement, une telle ligature en masse est une condamnation à l’exérèse au bout de 4 à 6 heures de présence ; au point de vue général, il suffit, pour en juger, d’avoir vu arriver un garrotté, le visage anxieux, pâle, le pouls inégal, mou, rapide, la respiration courte et superficielle, hurlant de douleur.
Aussi comprend-on facilement les attaques dont ces prétendus garrots ont été l'objet ; l'argumentation en est facile
BERTEIX les accuse à juste titre de favoriser l'apparition de la gangrène gazeuse (La gangrène gazeuse par Garrot. Les hémorragies et leur traitement au Poste de Secours de Régiment) (1).
Mais si l'abus et surtout la malfaçon de ce moyen d’hémosiase sont dangereux, son absence ou l'excès de discrélion dans son emploi conduirat aux pires désastres. Aussi BERTEIN conclut-il par un rappel des règles propres à. assurer la pose opportune et ralionnelle des garrots.
- Dans ( ette voie, le remplacement des rubans de tissus primi-
(1) Archives ne Médecine et de Pharmacie Militaires, ct LXVIX, pb. 394, mars 1918. Re UE
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