LUTTE CONTRE LE SHOCK
Les fraclurés de cuisse sont fréquemment en élabë de shock. Celte complication, moins foudroyante que l'hémorragie n’en est pas moins importante peul-être au point de vue du pronostic ultérieur.
Les. causes qui amènent le fracturé à cet état sont multiples ; le seul fait de monter en ligne, d'y séjourner, apportent une perturbalion sérieuse de létal général dun homme indemne.
: P. MÉNARD qui en a noté la traduction vasculaire par
l'examen du pouls et de la tension artérielle au Riva Roi, écrivait : « Dans les premières heures, la {tension maxima
et Jà4 minima se montrent inférieures à la moyenne ; la la- chycardie s’installe avec exagération: au moment de la chûte d’un: obus. Au bout de quelques jours, la tension. différentielle s'’abaisse par élévation de la pression minima ; la lachycardie s’exagère dans les 2/3 des cas. Tels sont les: phénomènes cardiovasculaires observés en secteur calme ». (4):
A ce séjour en ligne, aux fatigues, aux émotions, s’ajoutent, chez le fracturé de cuisse, un-fracas osseux, des lésions considérables des parties molles. On comprend facilement le déclin. de l’état général en pareilles conditions. Cet affaiblissement peut être plus où moins marqué.
Il va souvent jusqu'au shock vrai dont on connaît bien les symptômes. £ -
Le: blessé est pâle, blafard, avec taches cyanotiques, muqueuses violacées ; paupières tombantes, pupilles dilatées, la: peau froide, couverte de sueurs ; la voix cassée, il répond difficilement aux questions comme s'il avait peine à sortir de sa torpeur ; le pouls est mou, mal frappé ; la température périphérique et même la température centrale sont abaissées ; la tension artérielle maxima, mesurée au Pachon, est
(1) Ba pression artérielle chez les soldats dans les tranchées ; Bulletin de la Société Médicale de Paris, 7 octobre 1916.