RAT ÈS
d'une toile de tente ou d'un mince couvre-pied, achève de amener à l’élat de dépression physiologique où nous le retrouvons au G. B. D.
Cet élat contraste singutièrement avec celui des blessés légers, alors sous l'influence de l’excitalion euphorique qui marque pour eux la fin du combat et qui se traduit par l'éclat du regard, l’exubérance des gestes, la loquacité verbeuse.
L'importance de ces conditions préparatoires, sinon productrices de shock ne saurait échapper aux observaleurs. Et si, au G. B. D., nous ne pouvons être oulillés pour lutter contre la « toxhémie traumatique dépressive » en pleine évolution, au moins pourrons-nous contrebaltre certains éléments qui favorisent son apparition et hâlent sa marche.
Contre les premiers facteurs : douleur dûe à la mobilité des fragments, hémorragie, nous connaissons déjà Îles moyens d'action dont nous disposons à cet échelon sani-
faire. : appareillage, garrots. Ajoulons simplement qu’en
poussant à l'extrême la théorie cylotoxique du shock, on pourrait considérer la pose d’un garrot comme valable non seulement contre l’hémorragie, mais aussi contre le shock, puisqu'il réalise l'exclusion du segment de membre traumatisé, ef empêche le déversement, dans la circulation générale, des poisons élaborés à son niveau. En réalité, la levée d’un garrot chez un fracturé de’ cuisse est toujours dangereuse : elle permet la résoplion brusque de toutes les albumines toxiques jusque là en rétention dans le segment exclus. Mais sa pose ne peut jamais être considérée comme un bénéfice pour le blessé ; nous savons déjà quels troubles généraux elle entraine, sans parler des lésions locales.
Contre les autres éléments préparaloires du shock, nous avons pratiquement retenu les moyens suivants, propres à soutenir l’état général du sujet : réchauffement, position déclive, compression de l'abdomen et des membres inférieurs ; boissons alcalines ; alimentation sucrée ; injections d'huile camphrée et de sérum glvcosé.
Au G. B. D. nous avions systématisé celte action de la facon suivante :
- Aussitôt après l’appareillage, le blessé était débarrassé de ses vêtements humides. Il était placé têle basse sur son brancard. Nous réalisions la compression abdominale au moyen d'un bandage de corps oualé bien serré ; en même temps, dans les cas sérieux, nous établissions un pansement oualé, un peu compressif du membre inférieur Au côté sain