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depuis la pointe du pied jusqu'à Ja racine de la cuisse, Cette double manœuvre avait pour but à la fois de remédier à la déperdition de sérum dans les tissus ‘analogue du caleçon de Crile) et de contribuer au réchauffement.
Une couverture double élait alors glissée entre le blessé et la toile du brancarä ;: une autre couveriture soulenue par un cerceau le recouvrait complètement ; ainsi enveloppé à distance, il était soumis à un réchauffement de 3 à 5 minutes grâce à un appareil léger ; celui-ci était constilué par un manchon evlindrocônique en tôle ordinaire soulevé par 3 supports. La portion cônique, à grosse ouverture inférieure, coiffait un réchaud d'alcool solidifié du modèle courant lavant ; sa portion cylindrique, coudée à angle droit, revêtue d'amiante pour l'isoler des couvertures, conduisait l'air réchauffé dans la chambre de chauffe. Cet appareil, d’une grande légéreté et d’une maniabilité parfaite, nous a rendu les plus grands services. me —
Cette chauffe se faisait sans danger puisque la tète du bles ssé restait constamment à l'air libre. Une fois terminée, nous enlevions le cerceau, bordions le blessé dans les couvertures chauffées elles aussi. Nous recouvrions le tout d’une loile de tente.
Ges premières manœuvres suffisaient en général à procurer au fracturé de cuisse un bien-être considérable : ses muqueuses se recoloraient, le pouls devenait plus plein, plus régulier, plus rapide, Après quelques inspirations plus profondes, suspirieuses, le blessé sortait de l’état de torpeur où il était arrivé et demandait à boire. 11 devenait alors possible à nos infirmiers de lui donner quelques gorgées de thé chaud, ‘très sucré et de lui faire ingurgiter quelques cuillerées de confiture ou de marmelade ; ces hydrocarbones avaient heureusement remplacé en 1918 une partie des ré- Ge de bœuf conservé que devaient trouver, en passant au
. B. D., les blessés ramenés de la ligne de feu. :
Si de soins purement physiques, hvgiéniques, pourrait-on dire, ne parvenaient pas à ramener la tension artérielle à 8 où 10 de l'échelle de PAcnoN, le fracturé de cuisse recevail aussitôt une injection sous-cutanée de 10 cenfimèetres cubes d'huile camphrée à 10%.
Sous l'influencé des communications de BowLey à la 2 conférence inferalliée, nous avions résolu d'essayer la médication préconisée par lui dès le poste de secours, c’est-à-dire injecter aux blessés présentant les premiers signes de Pacidose généralisée du sérum bicurbonaté gommé. L'affluence