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des blessés coïncidant avec la nécessité d’une préparation extemporanée de ce sérum nous à forcé d’ v renoncer. La préparation du sérum exige, en effet, quelques manœuvres assez longues : ébullition de la solution-gommeuse ; dissolution du bicarbonate de soude dans la proportion de 2 2%; filtralion, chauffage à 37, qu'il ne faut pas dépasser sous peine de voir le bicarbonate transformé en carbonate neutre.
__ « L'Official Copy » prévoyait d’ailleurs ces difficultés et recommandait de remplacer dans ces cas l'injection intraveineuse par l’alcalisation légère du liquide de boisson (4 gr. de bicarbonate de soude par litre) : ce que nous faisions,.
. Si le nombre des blessés avait été moins considérable, nous avions l'intention d'essayer dès le posle de secours l'usage du sérum hyperglycosé à 40 grammes pour 1.000. Ce sérum, employé avec succès à l'Auto Chir. 7, nous avait eue présenter? avantages principaux : il fournit directement à l'organisme les réserves sucrées dont celui-ci est démuni,el contribue ainsi à retarder, peut-être à empêcher l'apparition de l'insuffisance hépatique dont P. Duvaz et - GRIGAUT ont montré l'importance dans la pathogénie du Shock ; de plus, injecté à la dose de 200 centimètres cubes,
il provoque, de par la concentration phvsique de sa solution,
un appel de sérum dans les vaisseaux ; de la sorte, il relève la pression arlérielle en proportion de la quantité injectée (4).
Enfin ,c’est un diurétique puissant, capable d'aider l’organisme à éliminer les {oxines.
Dans celle question particulière, s’il nous était permis de terminer par quelques suggestions d'ordre général, nous émeltrions volontiers le vœu -de voir perfectionner et systématiser une série de mesures prises parfois par le commandement.
Nous voulons parler de Fentraînement progressif sportif et militaire ; des soins particuliers apportés à l'alimentation de l’homme pendant le combat (boîtes de biscuit chocolaté) : de la réduction du surmenage au strict minimum nécessaire par la division du (ravail de préparation d’offensive et d’attaque proprement dite et par la suppression des étapes à pied. Ces précautions, lorsqu'il sera possible de les instituer,
(1) Larpennors. — Conférences du cours de perfectionnement de la II1° Armée, janvier-février 1917.