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a comme ailleurs l'immense avantage de calmer les douleurs ; mais à part ce résultat, est-1l permis de penser que cette méthode peut exercer directement une action efficace sur les fragments déplacés de la tête radiale? A ce propos, il est nécessaire de.distinguer les cas.
Il est bien évident que, lorsqu'il ne s’agit que d’une simple fissure de la tête radiale peu profonde, sans grand écartement des fragments, sans déformation considérable de la tête, l'immobilisation plâtrée trouve alors tous ses droits.
Mais faut-il généraliser la méthode et l'appliquer à toutes les variétés des fractures de l'épiphyse radiale supérieure ? Nous ne le pensons pas, et voici pourquoi : que le coude soit immobilisé en extension et supination, comme le veulent plusieurs chirurgiens lyonnais (Laroyenne, Berthomier, Vignard et Vincent), quil soit au contraire fixé en flexion, l’avant-bras élant en situation intermédiaire entre la pronation el la supinalion,comme on le pratique plus communément actuellement, soit encore que l'on emploie l'extension continue comme le conseille Bardenheuer, si les fragments ont perdu toute connexion avec l'extrémité osseuse, l’action d'un appareil quelconque sur eux demeure problématique. Non seulement cel appareil est impuissant à l'obtenir, l'idéal,c’est-à-dire la reposition parfaite du ou des fragments à leur place normale, mais encore il ne semble pas qu'il soit même possible de lui demander le strict nécessaire et nous voulons dire par là que dans les fractures de la tête radiale à grand déplacement, un appareil quelconque est absolument incapable d'empêcher la production ultérieure d’un cal vicieux. La
DETTE ee lle radiale est en effet U'op profondément située,masquée en avant et en dehors par des masses musculaires trop épaisses, pour qu'il soit possible d'agir ainsi directement sur elle: |
Reste enfin le {rattement sanglant. Mais, que faut-il
entendre par là, le traitement opératoire doit-il, en effet, être appliqué d'emblée aux fractures de la tête du radius, ou au contraire ne doil-il intervenir, que secondairement : faut-il le réduire à un pis-aller, lorsque les autres méthodes de traitement ont échoué et n’ont pu empêcher la imitalion des mouvements ?
- L'intervention secondaire donne fréquemment de bons résultats ; elle a l'avantage, sur l'intervention précoce, d’être plus simple, puisqu'elle ne découvre pas un foyer de traumalisme récent, et des tissus contus ou infiltrés de sang. Cependant il nous semble que, dans certains cas, elle vienne encore tard et il est préférable de poser en principe qu'une fracture de la tête du radius à grand déplacement doit étre immédiatement traitée pär l’intervention sanglante.
Cette intervention précoce a deux avantages. Elle permet d'agir :
1° Sur la fracture elle-même,
2° Sur la jointure voisine. æ
Sur la fracture elle-même elle consistera le plus souvent dans l'ablation des fragments, des esquilles. Le plus souvent, en effet, les fragments sont trop volumineux et trop mobiles pour pouvoir être remis en place et y demeurer fixés. On s’attachera en même temps, et particu-
lièrement chez les jeunes sujets, à exlirper les lambeaux
lip er ra oies
périosliques, cause de futures ossificalions el d'ostéomes juxla-arliculaires.
Sur la jointure voisine, l'incision exploratrice sur le foyer de fracture ouvrira en même temps en effet, d'une manière constante, l'articulation du coude et permettra ansi d’évacuer le sang toujours épanché à son intérieur. C'est ici justement que l'intervention immédiate offre des avantages sur l'intervention secondaire. Celle-ci pratiquée à plus ou moins longue échéance ne saurait empêcher l'hémarthrose d'exercer son action nocive sur la synoviale, de causer l'arthrite traumatique; les raideurs ultérieures et les amyotrophies réflexes d'origine articulaire. On peut dire sans exagéralion, que l'ouverture du coude à sa partie externe, dans les fractures de la tête radiale, en permettant d'évacuer l'épanchement sanguin exerce une influence aussi heureuse que l'ouverture du genou dans le traitement opéraloire dans les fractures de la rotule.
En résumé, le traitement sanglant d'emblée nous parail le plus apte à rendre au membre sa valeur foncuonnelle et le fait est, à l'heure actuelle, d'importance capitale, puisque ainsi l'incapacité temporaire sera diminuée de durée et même l'incapacité permanente pourra, le plus souvent,
être com plètement évitée.