FIG
lisation, sans massage, sont continuées jusqu'au 20 septembre environ. À ce moment la mobilité de l'articulation est redevenue presque normale. L'amplitude des mouvements se complète peu à peu. La force du bras revient progressivement. Actuellement la mobilité de l'articulation est absolument normale pour tous les mouvements, la force musculaire est à peu près la même qu'avant le traumatisme. Il ne persiste que des craquements articulaires et un léger degré de cubitus valgus.
Obs. XI. — BosQUuETTE-DURAND.
Fracture de la tête du radius, compliquant une luxation du coude. — Bon résultat.
Riv..Antoine, 50 ans. Entre en octobre 1907, salle St-Mathieu service du D' Durand.
Il est tombé d’une chaise sur l’avant-bras étendu. On constate au niveau du coude des signes très nets de luxation en arrière avec une impotence fonctionnelle absolue.
10 octobre 1907. — Réduction sans anesthésie de la luxation qui se reproduit quelques jours après.
17. — On fait sous anesthésie un nouveau plâtre en flexion forcée et supination et la réduction se maintient. Le malade est indocile, il
Ro
veut quitter le service et le traitement est loin d'être suivi à la lettre.
11 novembre. — Le malade revient, la luxation du coude est bien réduite ; il existe, en outre, une petite fracture de La tête du radius, avec soulèvement d’un coin osseux à la partie antérieure. Le malade commence à faire des mouvements.
11 mai 1908. — Le malade est revu. Pas de déformations, muscles en bon état, légère atrophie du côté malade. Flexion complète, Ç extension incomplète, il manque 20 à 30 degrés. Pronation et supination un peu gènées, mais permettant au malade de travailler. Craquements nombreux au niveau de l’articulation du coude.
Obs. XII. — BosquETrE (Obs. LXITF).
Fracture de la tête du radius avec éclatement. — Perte des mouvements de pronotion et de supination.
Voir fig. 4, page 23.
Obs. XIII. —- In thèse de BosouerTre (Obs. LIV).
Fracture du cubitus au tiers moyen.
Luxation antérieure du radius.
Fracture de la tête radiale et synostose de l’articalation radiocubitale supérieure, perte des mouvements de pronation et de
supination, flexion du coude
très limitée. Frac
Obs. XIV. — In thèse de BosqueTrE {0bs. LVT).
Broiement de l'extrémité supéricure des deux os.
haQUe
Obs. XV. — In thèse de BosquerTE (Obs. LXIV).
Fracture de la tête du radius.
La saillie du fragment de la tète s'oppose à la rotation du ra-
dius.
Obs. XVI. — In thèse de BosquerTe (Obs. LXV).
Fracture par traitement de la tète du radius. Le cal emprisonne le ligament annulaire et s'oppose aux mouvements de ÉREESC pronation et de supination.
Obs. XVII. — In thèse de BosoueTTE (Obs. LXVIT).
Fracture de la tête du radius.
Décapitation et déplacement de la tête.
Obs. XVIII. — In thèse de BosquEeTTE (Obs. LXXT).
Fracture de la tête du radius.
Fracture de la coronoïde. Ostéome du brachial antérieur.
Mer : LS ut
Obs. XIX. — In thèse de BosqueTTE (Obs. LXXIT).
Fracture de la coronoïde et de la tête du radius. Limitation de la flexion et perte des mouvements de pronation et de supination. FPE
Obs. XX. — In thèse de Bos- QUEITE (Obs. LXXIIT).
Fracture de la tête du radius et de la coronoïde.
Subluxation des deux os en arrière. DIS
Obs. XXI. — In thèse de BosquEeTTE (Obs. LXXIV).
Fracture de la tête du radius et de la coronoïde, perte des mouvements de pronation et de
supination. Fi, 19 4
Obs. XXII. — In thèse de BosquetTE (Obs. LXX V).
Luxation et fracture de la tète radiale, flexion limitée, pronation et supination conservées en raison de la luxation du radius.
Obs. XXIII.— In thèse de BosquETTE (Obs.LXX VI).
Fracture de la tête du radius. Cal s'opposant à la flexion de l’avant-bras sur le bras.
Fc. 17
Obs. XXIV. — Recueillie par M. Albert Moucuer à la consultation de l’hôpital Necker le 21 janvier 1905.
M. V.., 32 ans, comptable, est tombé le 20 janvier 1905 sur le côté droit, Etant à bicyclette, il a été renversé par une voiture, et le coude droit fléchi aurait rencontré le sol.
Gonflement considérable de la moitié supérieure de l'avant-bras.
Hématome postéro-externe.
Crépitation fine et douleur vive au palper de la tête radiale.
Mouvements limités dans le coude et dans l’articulation radio-cubitale supérieure. La supination principalement est limitée et douloureuse.
Soigné par le port d’une écharpe.
Au bout de quatre semaines bon résultat fonctionnel.
On sent seulement un léger épaississement de la tête radiale en dehors.
Fic. 18
Obs. XXV. — Revcueillie par M. Albert Moucuer à l'hôpital Necker le 10 août 19083.
M..., 57 ans, chaudronnier, entre dans le service de M. le professeur Le Dentu le 10 août 4903 pour une fracture de l'aile uliaque gauche et de la tête du radius gauche.
Îl vient de tomber d'un échafaudage de 3 mètres de hauteur envi: ron sur le côté gauche ; il est tombé comme une masse et n’a pas pu se relèver.
Je constate au niveau de la tête du radius gauche un léger gonflement avec une douleur en un point limité sur cette tête êt une crépitation sèche, osseuse.®
La radiographie montre en effet une fracture partielle verticale (Meisselfractur des Allemands)séparant le tiers externe de la tête du radius du reste de l'os.
Pansement ouaté, massage. Guérison parfaite. Légère saillie persistante de los à la palpation. Fic. 19.
Obs. XXVI (recueillie par M. Albert Moucner à l’hôpital Necker, le 15 juin 1904).
B... Léon, 27 ans, à la suite d'une chute de sa hauteur en courant, présente une fracture partielle de la tête du radius gauche.
Sur une radiographie de face,le petit fragment de la tête radiale qui est remonté au-dessus de l’interligne semble devoir appartenir à la région du condyle externe de l’humérus ; la radiographie de profil
Hic:20:
montre nettement que le fragment tient encore un peu au reste du radius.
EN qe
Obs. XXVII. — VULLIET, /evue méd. Suisse romande, 20 mai 1910, p. 441.
Le blessé, d’un poids imposant, a glissé en descendant les escaliers Pour aller vider une vessie légèrement distendue par quelques « whisky and soda »,c’est-à-dire que les détails de la chute sont enveloppés d’un nuage. On note de suite une forte enflure et de vives douleurs. Nous ne voyons le malade que deux ou trois semaines après l’accident. L'extension est en somme le seul mouvement qui reste gêné d’une facon notable ; on constate très nettement à la radiographie la fracture du rebord radial avec léger abaissement du fragment. Quelques mois après, malgré beaucoup de massage et de gym-
nastique, il ÿ a peu de progrès et les douleurs persistent parfois assez vives.
Obs. XXVIII. — VuLierT, /evue méd. Suisse romande, 20 mai 14910, p. 441.
Dans notre seconde observation, il s’agit d’un adulte vigoureux qui tombe sur le coude. L’enflure est rapide ; à la palpation on constate que l’humérus est intact, mais le blessé ressent une douleur trè vive et présente de la crépitation au niveau du rebord de la cupule radiale, la pression déplace un petit fragment osseux. La radiographie montre une ébréchure du rebord antérieur de la cupule. Immobilisation sur une attelle pendant une dizaine de jours et massage. Un an après l'accident le blessé n’accuse plus aucune douleur ni gêne : cependant si les mouvements d'extension et de flexion sont à peine limités, ceux de pronation et de supination le sont à un haut degré.
La palpation montre un fort épaississement de la tête radiale, mais aucune altération de l’article.
Obs. XXIX. — Cnevassu, Bulletin de la Sociélé anatomique, 1910.
Fracture de La téte radiale.
Cette observation se rapporte à un homme de 37 ans, qui présente
ét
RABOURDIN Prail
Fi. 22 (Obs. XXX).
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Sr en aa
LEE Cr)
Ro
un une fracture localisée au bord antéro-interne de la tête du radius,
comme le montre la radiographie Rue (fig. 21), L'impotence
FiG. 94,
fonctionnelle, pour être moins marquée que dans l'observation précédente, n’en restait pas moins considérable, Les mouvements de pronation et de supination étaient impossibles spontanément. Lorsqu’on les effectuait passivement on percevait de gros fragments avec ressaut brusque s’accompagnant d’une assez vive douleur. Le malade refusa une extirpation du fragment fracturé que je lui proposais. Malgré un massage très méthodique, il présente encore au bout d’un
mois une gêne considérable des mouvements de pronation et de supination.
Obs. XXX. — Radiographie due à l’obligeance de M. le D' Ménarp, Ohef du Laboratoire de radiographie à l'hôpital Cochin.
Fracture angulaire de la tête du radius au-dessous de la cupule articulaire chez un enfant de onze ans, mars 1909 (Voir fig. 22, pl. LP.
2° Interventions secondaires.
Obs. XXXI. — Hueter, Congrès de Chirurgie, 1876.
Hueter présente un corps articulaire de l'articulation du coude consistant dans la tête du radius fracturée. Chez une jeune fille, les 3/4 de la tête du radius avaient été fracturés par suite d'une chute sur un
bord tranchant. Le morceau fracturé se trouvait comme mobile, libre Rabourdin 5
corps articulaire sur le plan postérieur de l'articulation, épais à côté du bord externe de l'olécrane, et génait considérablement les mouvements de l'articulation. Aussi la malade était-elle impropre au travail. Avec la fidèle observation de la méthode de Lister, j'ai fait l'extraction sous le spray avec une libre incision de la cupule, à laquelle il fallut se résigner, car le corps mobile adhérait encore fortement à un lambeau de capsule. Suture. Guérison par première intention sans trace d'inflammation de l'articulation avec restitution complète
de la fonction.
Obs. XXXII. — Rupozruy, thèse de Greifswald, 1899.
Le malade est un paysan âgé de 67 ans. Au milieu de juillet 1898, il se fait une luxation du coude droit au cours d’une chute. Il fat soigné longtemps par un médecin. Alors le malade ne peut pas étendre le bras et toujours il souffre et il se rend à la clinique chirurgicale de Greifswaid.
Etat présent. — Homme robuste, visage coloré, thorax en forme de tonneau. Les organes internes sans état pathologique. Le bras droit présente une atrophie musculaire d’un degré moyen, à sa partie supérieure. L’avant-bras reste placé en pronation complète. Au coude qui est comme luxé, on sent:
1° Un élargissement du condyle interne de l'humérus ;
920 Un épaississement de la tête du radius.
La radiographie montre au-dessus de l'apophyse coronoïde du cubitus une ombre nette sans interruption dans les contours, de telle sorte qu'une fracture de cette apophyse ne peul être supposée. Pour les autres parties les proportions sont normales. On pense donc à une ossification ou à une myosite ossifiante du brachial antérieur.
L'examen sous la narcose montre : la flexion et l'extension apparaissent limitées comme sans narcose. La pronation et la supination sont complètement empêchées ; on pense donc à un obstacle aux mouvements de la tête du radius dont on décide la résection.
Opération sans anesthésie. Incision en arc de cercle sur le côté externe au-dessus de la téte du radius et du condyle externe de
en
l'humérus. Libération de la tête, ablation après section à la scie de Gigli. Suture de la plaie à la soie. Pansement en position à angle droit avec attelle dorsale. Après 5 jours premier pansement. La plaie est réunie, Les fils sont enlevés. On commence les mouvements passifs. Deux semaines après on commence le massage, les bains, la mécanothérapie. La pronation et la supination sont à peu près libres. Cependant pour obtenir la supination complète le bras reste fixé sur l’attelle dorsale. |
Le 29 décembre 1798 le malade est congédié. L'état à la fin est celui-ci :
Pronation, 50°. Supination, 40°. Flexion, 80. Extension, 145. . Examen de la pièce. — Il y avait une fraction transversale de la cupule de la tête radiale qui a été enlevée avec cal exubérant. Le cal se trouvait former une pièce surajoutée au cartilage articulaire, prédominante au niveau de la surface de flexion. Cette pièce est vraisemblablement le cal, que les rayons X montraient sur l’apophyse coronoïde du cubitus. Aussi sur le bord du cubitus on trouvait une masse osseuse qui comprenait la tête radiale divisée latéralement. Ce cal au cours de l'intervention fut enlevé avec une pince de Luer.
Obs. XXXIII. — Ruporruy.
Le malade est un valet de chambre âgé de 30 ans, de Prenslau, qui, le 7 janvier 1899, entre à la clinique de Greifswald.
Antécédents. — Le malade voulait,dans la nuit du 6 au 7, descendre d’une pompe à incendie ; il s'accroche avec le pied gauche et tômbe sur le bras droit. Le bras droit était fléchi à angle droit au niveau du coude, l’avant-bras étant ouvert sur toute sa longueur.
Le malade, souffrant d’une vive douleur, est envoyé par un médecin à la clinique de Greifswald. É
Etat actuel. — Homme robuste, de taille moyenne, musculature bien développée, pannicule adipeux, teint pâle, muqueuses rouge pâle ; rien de particulier aux organes internes, Le bras droit se fléchit facilement, la main droite en position de moyenne supination ; les mouvements actifs de flexion et d'extension sont possibles, mais pas
complètement. La flexion et l'extension passives sont complètes, mais déterminent de la douleur ; la main ne peut changer de position.
Dans les mouvements de pronation et de supination on sent :
1° Que la tête du radius n'est pas entrainée ;
2 Des crépitations.
Les mouvements sont très douloureux.
A la palpation, en partant de l'apophyse styloïde du radius, on trouve au centre le point maximum de sensibilité, au-dessous de la tête radiale. A la recherche sous chloroforme on ne constate rien de plus. La réduction est tentée, celle-ci paraît obtenue, car la tête du radius accompagne la diaphyse dans les mouvements de pronation et de supination. On place un appareil en position de supination. On provoque des mouvements passifs. L'examen donne les résultats suivants.
Dans les mouvements de pronation et de supination la tête se meut inconstamment, et on perçoit alors une légère crépitation.
A la palpation du radins, on sent en avant que le radius s’éloigne de la surface articulaire supérieure et on le sent rouler en déprimant la peau, en mème temps que le fragment fracturé est dévié du côté cubital. Ce diagnostic est confirmé par la radiographie. On voit le fragment périphérique disloqué du côté cubital, de sorte qu'une partie de la surface fracturée du fragment central touche la surface du fragwent périphérique.
Intervention sous chloroforme. Incision de 6 centimètres de long au-dessus de la tête radiale. Libération et extirpation. Suture et pansement. Suites opératoires normales. Aa cours de l'opé ration on voit que la tête du radius à arraché un lambeau de cartilage articulaire au niveau de l’interligne et une fracture transversale du col radial par choc direct. En outre la tête est fracturée dans le sens vertical, en formant deux fragments d’égale importance. Ce trait de fracture vertical est perpendiculaire au premier, de sorte qu'ici ce n'est pas
une fracture en coup de couteau, mais un écrasement de la tête.
se
DD Es
Obs. XXXIV. — RICNON, Archives de méd.
el chir. milit., 1902.
Fracture du col et de la tête du radius droit. Résection de la tête, restitulion fonctionnelle complète.
M. Paul, 24 ans, canonnier, 11 décembre 1901. En sortant du manège, il est désarconné, il tombe sur les pavés sur les deux coudes. Il ressent une vive douleur au coude droit et s'aperçoit immédiatement qu’il lui est impossible de fléchir l'avant-bras sur le bras au delà de l'angle droit. Le 42, hospice de Clermont-Ferrand, il se présente en position d'extension incomplète, la main en :supination. Le coude droit a un aspect globuleux de par la disposition des sillons latéro-olécraniens. Il existe une légère ecchymose au niveau de lolécrane et en dehors de lui. La palpation révèle que les extrémités articulaires n’ont pas conservé leurs rapports normaux. On perçoit l'existence d’un fragment osseux sur la face externe de l’olécrane et la tête radiale est subluxée en avant. Mais les rapports épicondylo-
épitrochléo-olécraniens n'ont subi aucune modification. La flexion est limitée à l'angle droit ; l'extension à 160° environ. Si pendant la flexion on repousse en arrière la tête radiale subluxée en avant, la flexion devient possible jusqu’à 45°. Mais dès que la pression cesse, la flexion dépasse plus de 90°. La pronation est très limitée, l'avantbras ne dépasse guère la position habituelle.
Pendant les mouvements de pronation et de supinalion forcés, on
nÉeTy EE
perçoit au niveau de la tête radiale une crépitation osseuse. La douleur spontanée n’est pas très accentuée, mais la pression sur la tête radiale provoque une douleur assez vive, qui est plus augmentée par le mouvement de pronation, supination, flexion, extension forcée. L’impotence fonctionnelle n'est que relatiye, les mouvements peu étendus sont possibles. Radiographie faite par P. Mally. Reproduction calquée. 11 s’est produit un véritable écrasement de la tête du radius, avec éclatement dans le sens lonfitudinal. Le fragment antérieur adhérent à la diaphyse est subluxé en avant, c’est lui qui vient dans la flexion butter contre la face antérieure de l’'humérus. Le fragment postérieur libre est renversé en dehors et en arrière sur la face externe de l'olécrane. Massage, repos, écharpe, mobilisation passive, pression sur la tête. L'état fonctionnel ne s'améliore pas, les mouvements restent limités. Atrophie notable des muscles de l’'avant-bras et du bras. 1
10 janvier. — 2 centimètres de moins dans la circonférence du bras, À centimètre dans celle de l’avant-bras. Pas de diminution de l’excitabilité électrique, pas d’exagération de l’excitabilité mécanique des muscles, ni des réflexes tendineux. En somme, pas de symptômes d'amyotrophie réflexe d’origine articulaire.
14. — Opération sous chloroforme ; nous pratiquons une incision latérale externe sur 8 centimètres de long dont le milieu répond à la tête du radius. On arrive sur le fragment libre qui est extirpé, puis sur la position de la tête encore adhérente à la diaphyse et rejetée en avant. Elle est isolée et détachée au niveau de son col à l’aide d'un costotome. Un petit drain est laissé dans l'articulation réséquée et l'incision est suturée au-dessous et au-dessus au crin de Florence. Suites opératoires simples.
22. — Les fils et le drain sont enlevés. Réunion par première intention.
30. — On commence la mobilisation. Flexion, 40°. Extension, 160°, Pronation, 45. Supination complète. Tous les jours massage et mobilisation.
3 février. — Orifice du drain cicatrisé.
nl —
7. — Extension volontaire presque complète, flexion volontaire 45°. 45. — Extension et flexion sont absolument complètes, pronation et supination normales ; la force musculaire augmente chaque jour.
4% mars. — Date de sortie. La force de résistance à l'extension et à la flexion de l’avant-bras sur le bras est aussi grande. à droite qu’à gauche. Restitution fonctionnelle complète.
Radiographie, 20-95 février. — L'une dans l’extension complète, l’autre dans la flexion minima, montrent que ces mouvements ont recouvré toute leur étendue.
Le malade est revu le 19 avril et le 20 août.
Pendant la convalescence de un mois, le malade à pu se livrer à des travaux assez pénibles sans inconvénients. [Il n'y a plus de trace de l'atrophie musculaire, La force musculaire est bien aussi développée qu'avant l'accident. Le bras droit résiste plus énergiquement que le bras gauche aux tentatives d'extension. Depuis cette époque, le malade a fait un service ininterrompu.
Obs. XXXV.— Varras-GazET, thèse 1903.
Fracture avec éclatement de la tête du radius. Luxalion de cette têle en avant. Intervention sanglante.
M. Antoine, 25 ans, entre à l'hôpital le 31 août. Il y a un mois le malade a fait une chute du haut d’un arbre, les mains en avant.
Actuellement, on constate que l’avant-bras forme avec le bras un angle fortement obtus. Les mouvements de flexion, d'extension sont très limités, presque nuls. La pronation et la supination sont impossibles. La région du pli du coude est déformée, arrondie et on sent en son milieu le tendon du biceps, fortement tendu. Les muscles sont contracturés et atrophiés. À une palpation plus profonde, on voit que le cubitus est normalement placé.
A la face postérieure, à la place de la tête du radius, on sent une dépression, cette tête est nettement perçue en avant et en dehors du tendon du biceps, et on la sent qui se déplace dans les mouvements de flexion, qu'il est possible de provoquer.
Intervention le 7 septembre. — ncision longitudinale en dehors
PS Corus
du tendon du biceps. La veine céphalique est réclinée en dehors et dans la profondeur on trouve deux fragments d'os qui sont enlevés. La tête radiale est réséquée et on débarrasse la cavité articulaire des ostéophytes qui l'encombrent. Pansement. Attelle plâtrée.
On reconstitue les fragments, on voit qu’il s'agit d’une luxation de la tête radiale avec éclatement de la tête. La diaphyse, fracturée au niveau du colet soumise à l'action du traumatisme, a pénétré dans la tête du radius maintenue par le condyle huméral externe. Cette tête sous l'effort s’est brisée et luxée. La reconstitution des fragments permet de croire que la diaphyse a séparé en deux portions la tête, postérieure et antérieure, plus volumineuse, et sur cette dernière iégère fissure.
Réunion par première intention. Attelle plâtrée bientôt enlevée, massage et mobilisation. Dans l'intervalle, écharpe. Il y à dans la suite mauvaise volonté du malade pour exécuter les mouvements commandés.
8 octobre. — Electrisation.
18 décembre. — Flexion et extension normales. Pronation et supination très incomplètes.
3° Interventions d'emblée.
Obs. XXXVI. — Cuevassu, Bulletin de la Société anatomique, mai 1910.
Fracture du col du radius.
Opérée, survenue chez un homme de 35 ans à la suite d’une chute violente sur le coude. Lorsque je vis le blessé, trois semaines après l'accident, l'impotence du coude était à peu près complète, La radiographie (fig. 24) montrait uve fracture du col du radius : la tête détachée avait basculé en arrière eten haut, tandis que deux petits fragments indépendants s'étaient déplacés en avant. Craignant une ank ylose définitive, dont j'avais vu auparavant deux exemples frappants, je proposai une intervention qui fut acceptée.
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Je pratiquai une incision antérieure sur le bord antéro-interne du long supinateur, de manière à extirper les deux petits fragments déplacés en avant. J'eus d’ailleurs un certain mal à prendre entre mes pinces le fragment coincé en arrière,
Pièces en mains, je constatai que les deux fragments étaient détachés du bord antérieur du biseau et de la cupule radiale. Celle-ci présentait deux autres fissures partant de la surface fracturée, qui tendaient à détacher de la tête deux autres éclats. Les suites opératoires ont été simples et le résultat fonctionnel excellent.
Obs. XXXVII. — Hôpital Cochin, service de M. le professeur QUÉNU.
Fracture de la tèle radiale.