IV. — Fractures anciennes
Cette question sera traitée dans un chapitre spécial.
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LES ERREURS A ÉVITER DANS L’INTERPRÉTATION RADIOGRAPHI- QUE. — NE PAS CROIRE A UNE FRACTURE QUI N EXISTE PAS.
Nous venons de décrire les aspects radiographiques suivant lesquels se présentent, à notre avis, les fractures du cotyle par enfoncement avee où sans irruption intrapelvienne de la tête fémorale. Certes, si dans les degrés les plus avancés de la lésion on peut dire, rééditant un mot célèbre, que la fracture «erève les yeux, par la grossièreté de ses signes », il ne saurait en être de même dans les fotmes frustes de la lésion qui nous occupe et dont l’observation clinique et la radiographie montrent chaque jour l'importance grandissante. C’est dans le but de rappeler cette vérité qui nous paraît essentielle au point de vue accidents du travail, que nous répétions la phrase étonnante de Frézard, étonnant si l’on songe que cet auteur ne connaissait pas la radiographie.
C’est en effet à la radiographie bien interprétée qué nous devons nous adresser dans la découverte de ces formes frustes. Mais il faut savoir qu'il y à des dispositions normales qui peuvent en imposer pour une fracture.
Tout d’abord, rappelons qu'il ne faudra pas prendre pour une véritable solution de continuité la persistance
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du cartilage en Y. On se souviendra que celui-ci persiste
jusqu’à 12 ou 14 ans.
Nous avons vu, en étudiant la hanche normale que, dans ja situation habituelle de rotation interne où l’on place le membre, l’ombre de l’épine sciatique apparaît en dedans du contour du détroit supérieur. Si l’ombre de ce dernier
m'est pas très nette et surtout si cette disposition se
trouve associée à celle que nous allons décrire, on peut
avoir un aspect radiographique rappelant la fracture n avec fragment inférieur.
- : Normalement, nous avons dit que la corne supérieure 3 du croissant inférieur du trou obturateur rejoint l’ombre du détroit supérieur au niveau de la base de la projection triangulaire de l’épine sciatique entre celle-ci et le sommet du fond cotyloïdien. Or, il arrive souvent qu’au lieu d’aboutir au détroit supérieur, le contact se fait au niveau du fond cotyloïdien donnant ainsi l’aspect du fragment triangulaire à base inférieure (figure 12).
Pour éviter ces deux aspects de fausse fracture, il convient de prendre un cliché avec des rayons légèrement obliques de dehors en dedans, obliquité qui aurait pour effet de faire disparaître l’ombre de l’épine sciatique.
Il conviendrait également, ainsi que le préconise Arcelin, de prendre une vue de profil de l’artieulation suivant - Ja technique qu’il a décrite.
Enfin, nous rappelons qu'il ne faut pas confondre l’encoche normale de la fossette du ligament rond avec une
fracture parcellaire de la tête.
Pour éviter toutes ces erreurs il faut se souvenir que trois radiographies sont nécessaires dans une lésion de la hanche. Une, prend les deux articulations simultanément, les deux autres les prenant séparément.
En outre, lorsqu'une première série de radiographies
aura été négative, il sera nécessaire quelques temps apres de recommencer l’examen, les fractures du fond cotyloï-
Fi. 12. — En hachures : la constitution du faux fragment dans la fausse fracture du fond du cotyle.
dien se faisant souvent en deux temps, et se complétant les jours qui suivent le traumatisme. à