‹ Les Français d'aujoud'huiChapitre 105 sur 229 · EN DATE DU ^N JUIN ET 1)1' H JUILLET · texte numérisé non relu

EN DATE DU ^N JUIN ET 1)1' H JUILLET

personnelle?, eomnie vous l'èles par les royaLiiiies que vous possédez. »

Mazarin parlait au roi, dans cette première lettre, comme à un prince guéri de sa passion et dont il ne fallait que fortifier les généreuses résolutions; mais il apprit bientôt que l'amour pour Marie Mancini régnait toujours dans le cœur de Louis XIV. Le cardinal, qui venait d'arriver à Poitiers et qui avait envoyé ses nièces à Brouage, se plaignit alors au roi de la persistance de sa passion, dans une lettre en date du 6 juillet 1659 '. Il lui disait : « La con/ldeide (la reine) m'a écrit l'état dans lequel elle vous a trouvé-, et j'en suis au désespoir; car il faut absolument que vous y apportiez du remède, si vous ne voulez être mallieureux et faire mourir tous vos bons serviteurs. La manière, dont vous en usez, n'est nullement propre pour guérir, et si vous ne vous résolvez tout de bon à changer de conduite, votre

' Atlaires étrangères, France, t. 279, f« 33G.

' II s'agit du momeut où le roi quitta Chantilly et vint rejoindre la reine à Fontainebleau. Turenne visita le roi, à cette époque, cl écrivait au cardinal que le prince était moins triste. Mazarin ré- |iondait au maréchal, le 2G juillet 1G59 : « J'ai été bien aise de voir, par votre lettre, que le roi était plus gai (ju'à son ordinaire. Si vous vous souvenez des discours que nous avons eus ensemble, vous n'aurez pas grande peine à croire que je fais tout ce qui se peut pratiquer imaginablement pour cela, et peut-être au delà de ce (ju'on jugeroit que la prudence peut permettre. » Mazarin fait allusion ici à la correspondance que la reine mère et lui avaient autorisée entre le roi et sa nièce, mais en stipulant (ju'elle passerait par leurs mains. Il sera question plus lo'n de cette correspondance (voy. p. 240, note 4).

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