‹ Les Français d'aujoud'huiChapitre 11 sur 229 · MUSE DE VALENCE, EN ITALIE · texte numérisé non relu

MUSE DE VALENCE, EN ITALIE

président de Bordeaux le 24 seplcmbrc',estde l'imporlance et de la réputation que tout le monde peut juger, et nous est d'autant pi us glorieuse qu'elle s'est faite en présence d'une armée ennemie -. »

La prise de la Capelle et celle de Valence compensaient l'échec de Yalcnciennes et la perle de Gondé. Le roi voulut, pour attester la supériorité de ses armes, renouveler la promenade en pays ennemi, qu'il avait faite en 1G55". Mazai"in et les généraux résistèrent d'abord au désir du jeune Louis XIV; mais il finit par l'emporter, rejoignit l'armée de Turenne et s'avança sur le territoire ennemi, alla coucher au Quesnoi et mit Saint-Guillain à l'abri d'une nouvelle attaque *, au moins pour quelques mois. Mazarin, en annonçant son retour à la reine, le 5 octobre, lui disait : « Le roi est fort satisfait de son voyage, et avec beaucoiij) de raison, et jouit d'une parfaite santé. »

Ces promenades en pays ennemi étaient loin de résoudre les difficultés de la situation. L'empereur,

* Affaires étrangères, Angleterre, t. 66, f» 279.

- Loret célèbre aussi, dans sa Miize historique (lellre du 30 septembre 165G), riniporlance de cette conquête :

... Telle ctoit celle cilé, Qu'on n'a de longlenis conquèlë Nulle place de conscqueucc, Qui ( ùt s'é^'aler à Valence.

^ Voy. le tome précédent, p. 286 et suiv.

* Lettres de Mazarin à la reine des 27, 29, 30 septembre, et des 2, 3 et r> octoi)re, dans le t. 274 de la section Franxe, aux Affaires étrangères.

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