‹ Les Français d'aujoud'huiChapitre 111 sur 229 · DE L'ALLEMAGNE ET DE L'ANGLETERKE · texte numérisé non relu

DE L'ALLEMAGNE ET DE L'ANGLETERKE

été imposées. Pour que la menace fût sérieuse et capable d'intimider l'empereur, il fallait d'abord n'avoir plus à combattre l'Espagne dans les Pays- Bas, en Italie et en Catalogne.

Les deux partis, qui se disputaient l'Angleterre, envoyèrent aussi des représentants à Saint-Jean-de- Luz. L'ambassadeur de la républi(iue d'Angleterre, Lockhart, s'y rendit pour surveiller les négociations. Le prétendant, Charles Stuart, lit sonder, par ses émissaires, Mazarin et don Louis de Haro, et n'épargna pas les promesses pour les séduire '. Ils connaissaient tous deux la légèreté de ce prince, et ne donnèrent aucune suite aux sollicitations qu'il leur adressa. Mazarin cependant suivait attentivement les affaires d'Angleterre; on voit même, par sa correspondance avec Tiirenne, qu'il souhaitait le rétablissement de la monarchie dans ce pays , et qu'il était disposé à favoriser le mouvement qui se manifestait en faveur des Stuarts'. Toutefois le traité ne fit aucune mention de projets pour leur restauration. La France se borna à stipuler, par un des ;uHicles secrets ', qu'elle ne donnerait de secours à la république d'Angleterre, ni directement, ni indil'ectement, dans sa lutte contre l'Espagne. Quant au duc de Lorraine, Charles IV, qui avait été retenu par

' Valfrey, Hugues de Lionne, ibicL, p. 311. - Voy. les chapitres il et lii de ce livre.

3 Valfrey, ibid., p. 317. C'est surtout à M. Valfrey que l'on doit la connaissance de ces articles secrets du traité des Pyrénées.

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