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DE LA PAIX DES PYRÉNÉES

de Mazarin ajoutaient: « On dit que MM. de Hollande favorisent en tout la maison d'Autriche '. »

Quant à l'empereur Léopold, les dépèches de Mazarin attestent qu'il était très disposé à soutenir la branche espagnole de sa maison. Il « souhaite passionnément d'épouser l'Infante )), écrivait Mazarin le 13 décembre 1658 "-. Philippe IV, si la France eût rejeté ses propositions de paix, n'aurait pas hésité à donner Marie-Thérèse à Léopold, et il eût alors obtenu ce que, depuis longtemps, il demandait, que la branche allemande de la maison d'Autriche rompît avec la France par une attaque contre l'Alsace et l'envoi d'un corps d'armée dans les Pays-Bas espagnols ^

Mais, disent encore les adversaires de la paix des Pyrénées, l'empereur était enchaîné par la ligue du Rhin, que Gramont et Lionne avaient conclue avec plusieurs électeurs et autres princes allemands. Sans doute cette confédération était signée ; mais elle n'avait encore ni chef nommé, ni armée organisée. L'empereur affectait de la braver, et il attaquait le roi de Suède, qui était un des membres de la confédération. On écrivait à Mazarin que les négociations des ambassadeurs de Mayence et de Cologne, en fa-

* Voy., dans le chapitre suivant, les diflicultés que rencontra, dans les Pays-Bas, l'exécution de la paix des Pyrénées.

"Affaires étrangères, Angleterre, t. 09, f" 521 v". Voy. cidessus, p. 210 (texte et note 3), les extraits de la lettre de Mazarin au président de Bordeaux, en date du 13 décembre 1658.

Mazarin le déclare formellement, dans la lettre au président de Bordeaux. Ibid.

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