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ÉLOGE DE LA PAL

veiir de la Suède, n'avaient pas réussi \ « puisque l'empereur avait pris une ferme résolution de pousser jusqu'au bout ses desseins contre la couronne de Suède, et d'opposer k la France une armée de trente à quarante mille hommes, en cas qu'elle entreprenne de secourir les Suédois. » L'ambassadeur Nani, qui arrivait de la cour do Vienne et venait en France représenter de nouveau la république de Venise, écrivait, le 4 octobre 1659, que les membres de la ligue du Rhin commençaient à réunir quelques troupes; « mais leur faibesse, ajoutait-il", sans le soutien de quelque autre puissance, est incapable de faire grand eifet. »

Si Mazarin eût, comme le voulaient les adversaires de la paix, continué la lutte contre l'Espagne, il aurait eu à combattre à la fois l'empereur Léopold et Philippe IV, qu'aurait très probablement soutenus la république des Provinces-Unies. Il aurait fallu, pour des conquêtes douteuses, achever la ruine des campagnes en exigeant de nouveaux impôts. C'est alors qu'eût éclaté, avec une juste violence, l'irritation de la France épuisée. On n'eût pas manqué de soutenir que Mazarin rejetait la paix pour éterniser son pouvoir. On l'avait prétendu, sans fondement, en 1648; on l'aurait répété, avec raison, en 1659.

* Affaires étrangères, Lorraine, t. 38, f» 24. Cette lettre est datée du 23 mars 1660.

2 Bibliothèque nationale {Filza 12i, {" 27). « La debolezza loro senza Taltrui fomen<o non è valente a fare grraii mossa. j

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