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FOUQUET ATTAQUÉ PAR HERVART

quer, au moment même où tout semblait assurer sa puissance. Le premier, Hervart, était ce banquier qui avait été chargé de surveiller les opérations du Trésor, comme commis de l'Epargne'. Déjà il s'était plaint de ce que les surintendants ne lui communiquaient pas les comptes exacts des sommes reçues et dépensées. Il avait fallu l'intervention de Mazarin pour que les droits attachés à la place d'Hervart tussent respectés "\ Après la mort de Servien, Fouquet s'efforça plus que jamais de se soustraire au contrôle d'Hervart. Le commis de l'Epargne adressa de nouvelles plaintes au cardinal, qui était obligé, au milieu de la discussion des plus grands intérêts de l'Europe, de prêter l'oreille à ces querelles de financiers.

Hervart n'était pas l'ennemi le plus redoutable de Nicolas Fouquet. J. B. Golberl, qui administrait la IbrLune de Mazarin avec un zèle et une probité audessus de tout éloge, s'était peu à peu emparé de la confiance du cardinal. Mazarin ne le consultait pas seulement sur ses affaires domestiques et sur les intél'êts de sa famille ; il lui confiait souvent des affaires d'État et l'avait chargé spécialement de surveiller l'administration des finances publiques. Colbert avait répondu aux marques d'estime du cardinal avec une fermeté et une liberté que Mazarin sut apprécier. Dans ce commerce intime avec le premier ministre,

* Voy. le tome I" de l'Histoire de France sous le ministère de Mazarin, p. 402.

* Voy. le tome précédent, p. 270.

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