‹ Les Français d'aujoud'huiChapitre 133 sur 229 · A FOUQUET · texte numérisé non relu

A FOUQUET

fermiers des impôts à des conditions plus avantageuses pour l'Etat ^ Enfin, la réduction des rentes, qui était une banqueroute déguisée, fut aussi une des mesures arrêtées dans les conférences de Mazarin avecFouquet.

Le cardinal resta à Saint-Jean-de-Luz jusqu'au i3 novembre; il en partit alors pour rejoindre la cour à Toulouse, et arriva dans cette ville le ^1 du même mois. Pendant ce temps, Fouquet, qui avait repris toute son assurance, cherchait à se créer de nouveaux appuis. Son frère, l'évêque d'Agde, venait d'être nommé aumônier du roi, et M""' de Beauvais, toujours empressée auprès des ministres en crédit, le louait avec une affectation que les courtisans euxmêmes trouvèrent ridicule '. Le surintendant s'efforçait, d'ailleurs, de tenir toutes les promesses qu'il avait faites au cardinal, et Mazarin lui en témoignait vivement sa satisfaction. Il lui écrivait, le 4 février 1600 ' : (( La voix publique nous avait déjà appris la grande augmentation que vous avez fait faire dans les fermes, dont tout le monde s'étonne, quoiqu'on ne doutât pas que la paix ne les fit enchérir ; mais, par votre adresse, vous avez porté les choses plus loin

* L'ambassadeur véniiien , >'ani , en parle dans une leUre du 21 décembre 1659 {Filza 121, f»52 v"). Il fait remarquer que quelques-uns de ces baux devaient encore durer plusieurs années : « Ancorchè moite dovessero ancora durare più anni. »

2 Ces détails sont tirés des lettres que Bartet écrivait de Toulouse à Mazarin (AfT. étr., France, t. 908, f» 260.)

3 Affaires étrangères, France, t. 284, f" 103.

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