AVEC TURENNE
contenté de cette déclaration dudit sieur milord, a écrit à M. le marquis de Garacènepour faire observer, de leur côté, ladite suspension. y>
Le Long Parlement ne montra pas plus de fermeté ni de capacité que Richard Cromwell pour pacifier et gouverner l'Angleterre. Turenne, auquel Mazarin avait laissé la plus grande latitude pour la disposition de son armée, était disposé à répondre au désir du duc d'York, qui lui demandait de seconder le mouvement royaliste du comté de Ghester '. Le cardinal, informé de la résolution de Turenne, en craignit les conséquences ; il lui écrivait, le 8 septembre 1659- : « Pour les affaires d'Angleterre, je suis en quelque inquiétude des suites que pourrait avoir la résolution que vous avez jugé à propos de prendre pour les raisons que vous me marquez ; car, bien qu'il n'y ait pas d'apparence que don Louis [ de Haro ] et moi, nous [ nous ] séparions sans que l'ouvrage de la paix ait reçu sa dernière perfection, néanmoins la prudence oblige d'être toujours en la même méfiance de ceux qui ont été, de tout temps, considérés comme ennemis irréconciliables de la France, et nous en devons avoir encore plus à présent, qu'après une guerre de vingt-cinq ans, ils sont contraints, par le bon état de nos affaires, de la terminer sans grand avantage. G'est par cette raison que
^ Voyez, sur ce moavemenl, Gahol, Histoire du protectorat de Richard Cromwell, t. I, p. :205 - Affciires étrangères, Pays-Bas, t. 48, sans pagination.