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DIFFICULTÉS POUR L'EXÉCUTION

Mazarin continua de montrer la môme prudence dans les affaires d'Angleterre, et attendit que Monk vînt mettre un terme au règne du Long Parlement.il avait d'ailleurs une excuse fort naturelle pour ne pas se mêler des affaires de ce pays, dans la nécessité d'assurer l'exécution de la paix des Pyrénées. Ce traité, qui, à en croire Saint-Ëvremond et les écrivains qui ont adopté ses critiques, était si avantageux pour Philippe lY, fut très mal accueilli par les ministres espagnols chargés du gouvernement des Pays-Bas. Les avis, que Mazarin recevait de Bruxelles, prouvent que l'on y accusait don Louis de Haro d'avoir trahi les intérêts de l'Espagne. (( MM. les ministres espagnols parlent étrangement des conditions [de la paix], disaient ces avis', et soutiennent qu'elles sont trop désavantageuses pour le roi d'Espagne. » On reprochait h don Louis de Haro d'avoir livré aux Français l'entrée de toutes les provinces dépendant de l'Espagne, et d'avoir établi les ennemis dans des places fortes, telles qu'Avesnes, Landrecies, le Quesnoi, qui leur donnaient accès dans le Hainaut ; Marienbourg, Monimédi et Philippeville, qui ouvraient l'entrée du Luxembourg; enfin Gravelines et Bourbourg, dans les Flandres.

Le mécontentement dura pendant plusieurs mois dans les Pays-Bas espagnols. Des avis du 6 mars 1660" annonçaient encore que « considérant les

* Affaires étrangères, Pays-Bas, t. i8.

2 Ibidem.

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