‹ Les Français d'aujoud'huiChapitre 142 sur 229 · DE LA PAIX DES PYRÉNÉES (1G59-16G · texte numérisé non relu

DE LA PAIX DES PYRÉNÉES (1G59-16G

désavantages que l'Espagne reçoit par un tel traité, l'on n'avait pu le croire véritable. Je sais de bonne part, ajoutait le correspondant, que Caracène, ayant connaissance, il y a presque un mois, des conditions et de la restitution des places^, a envoyé en Espagne pour déclarer au roi qu'on publiait telle chose en ce pays, et que ni lui ni les ministres de Sa Majesté ne le pouvaient croire, et on parle de différer la publication jusqu'à la célébration du mariage. Les États de Brabant et de Flandre témoignent n'être pas satisfaits des articles, puisque don Louis de Haro a consenti à la restitution des postes dont la conservation du pays dépend, et faisant la France maîtresse des frontières de ce pays, elle peut y entrer sans empêchement. »

Une autre difficulté s'élevait à l'occasion des troupes de Gondé. Le marquis de Caracène, qui, depuis le départ de don Juan, commandait dans les Pays-Bas espagnols, ne voulait pas les licencier. Gondé, aussitôt après la conclusion de la paix, avait envoyé en France un de ses familiers et avait eu soin d'avertir Mazarin de cette opposition. La réponse du cardinal, en date du 3 janvier 1660', prouve qu'il craignait que ces troupes ne fussent mises au service de l'empereur. Il pressait Gondé d'employer son crédit et son adresse accoutumée pour surmonter

* C'est-à-dire, de l'obligation pour les Espagnols de rendre certaines places.

• Affaires étrangères, France, t. 284, î° 15.

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