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TURENNE RESTE A LA TÈTE

toutes les diffîciillés opposées par le liénéral espagnol. (( Nous avons grand inlérôt, lui disait-il, à ne le pas souffrir (l'envoi de ces troupes à l'empereur), parce que ce serait consentir nous-mêmes à fomenter la guerre dans l'Einpire contre ce que les deux rois (de France et d'Espagne) ont promis et arrêté, d

Gondé ne négligea rien pour que le traité des Pyrénées fût loyalement exécuté ' : il envoya un de ses lieutenants, Noël Bouton de Ghamilly, et son secrétaire, pour obtenir du marquis de Caracène que les troupes qui avaient servi sous ses ordres fussent dirigées vers la France. Le marquis de Caracène s'y refusa d'abord. « Vous trouverez bon, écrivait Mazarin à Condé le i ^2 février 1660-, que je vous dise que le dit marquis ne se met pas fort en peine de faire les choses, auxquelles don Louis de Haro a engagé le roi, son maître, par un traité solennel, ayant recours à de certaines finesses grossières pour cacher son procédé, après avoir fait paraître ses intentions tout à découvert et avec des emportements peu convenables à une personne qui tient le poste où il est, et qui, par toutes sortes de raisons, devrait té-

' Pi'iolo,ilaiis son histoire latine (De rcbus gallicis, p. 173, édit. d'Utroclil, IG6!I), a prêté à Coudé, congédiant ses troupes, un discours, où Ton reconnaît l'imitation des écrivains de l'antiquilé : Septimus annus agitur, commilUones, ex quo... Comp. Tacite, A gr icola {ch. 33) : Octaïus annus est, commilUones, ex quo, et Histoires (liv. i, ch. 29) : Sextus dies agitur, commilUones, ex quo.

* Affaires étrangères, France, t. 28 i, f" 135.

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