‹ Les Français d'aujoud'huiChapitre 144 sur 229 · DE L'ARMÉE (1G59-IG60). 2!J · texte numérisé non relu

DE L'ARMÉE (1G59-IG60). 2!J

moigner le dernier respect pour les résolutions qui ont été prises en Espagne concernant la conclusion et l'exécution de la paix. »

En présence d'une aussi vive opposition et de l'agitation que les avis de Bruxelles signalaient dans les Flandres et le Brabant, il n'eût pas été prudent de licencier l'armée française. Turenne en conserva le commandement pendant loul l'hiver, veilla à ce que les troupes de Condé fussent envoyées en France et que les places fortes, qui devaient être remises en vertu du traité, fussent livrées aux Français. En s'acquittant glorieusement de ses devoirs, ce grand capitaine n'oubliait pas ses intérêts; il rappelait au cardinal qu'il lui avait promis de lui faire donner par le roi une l'écompense digne de ses services. Ce ne pouvait être que l'épée de connétable, ou, du moins, le titre de maréchal général. 11 est probable que, si Turenne eut été catholique, on eut fait revivre pour lui la charge de connétable. Mazarin, en lui répondant, ne cessait de protester de son bon vouloir ; ses déclarations sont tellement fortes et précises, qu'il est difficile de n'y voir que des promesses banales. « Pour ce qui est de vos intérêts, lui écrivait-il dès le 19 octobre 1659 \ je vous dirai librement que vous me faites grand tort, quand vous m'en sollicitez; car je vous puis assurer avec vérité que je les ai autant à cœur que vous-même, et vous me feriez grande injusticesi vous étiez capable

' Affaires étrangères, Pays-Bas, t. 48.

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