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CHATIMENT DE MARSEILLE

l'année 1660, et nous en indiquerons plus loin les

résultats.

Pendant le séjour du roi et du cardinal à Toulon, le duc de Mercœur avait rassemblé une petite armée pour châtier Marseille; il prit possession de cette ville, et de concert avec d'Oppède, premier président du parlenientd'AiXjil lit arrêter et exécuter plusieurs des habitants, qui avaient été compromis dans les dernières émeutes. On éleva une citadelle pour contenir la population turbulente' de Marseille. Le roi y ht son entrée parla brèche, le 2 mars. Les anciens consuls électifs furent remplacés par des magistrats royaux, dont les charges furent mises à prix. Mazarin parlait de ces changements à Fouquet, dans une lettre du 6 mars 1660-. « La citadelle, lui disaitil , et les autres fortifications qu'on a jugées absolument nécessaires pour brider cette ville au point qu'il faut et pour soutenir les règlements que Sa Majesté vient de faire, qui changent entièrement le gouvernement passé, consommeront beaucoup d'argent. On a songé pour y subvenir à une création d'offices à Marseille. y>

L'affaire d'Orange fut encore une cause de dépenses considérables. Cette ville, enclavée dans la Provence, appai'tenait à la maison d'Orange-Nassau. Le roi n'y

* L'ambassadeur vénitien, Nani, prétend que les Marseillais offrirent un million pour se soustraire à ce châtiment. Lettre du <J mars IGGO (liib'. nat., Filza 125, f" 15).

- Affaires étrangères, Fuance, t. "281, f" 214 v° et 215.

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