‹ Les Français d'aujoud'huiChapitre 16 sur 229 · MAZARIN EXCITE LA DÉFIANCE · texte numérisé non relu

MAZARIN EXCITE LA DÉFIANCE

si bon lieu que l'avis est indubitable, que l'ambassadeur d'Espagne, ayant reconnu que la perle, que son maître avait faite, en dernier lieu', était très sensible en ce pays-là, et que l'on y craignait la mêmechose pour une autre flotte, qui est attendue à Cadix, dans la fin du mois de janvier, il avait fait diverses brigues avec les plus accrédités de la province de Hollande, et particulièrement avec le président de l'amirauté, qui réside à Amsterdam, pour leur faire connaître qu'ils avaient grand intérêt à l'empêcher; et, ces instances ayant été favorablement reçues, il avait, à la fin, obtenu et ajusté avec eux que le vice-amiral Ruyter, qui devait partir, il y a trois ou quatre jours, avec huit bons vaisseaux, pour s'en aller droit à Cadix, joindre quatre autres vaisseaux et passer ensuite dans la mer Méditerranée, aurait une instruction secrète, laquelle il ne pourrait ouvrir qu'en entrant dans le port de Cadix, par laquelle instruction il aurait ordre de conférer avec le duc de Medina-Celi', ou avec celui qui tiendrait sa place dans ladite ville, pour voir ensemble et concerter les moyens d'assurer l'entrée dans ledit port de la flotte qu'on attend, et d'exécuter tout ce qui sera jugé à propos, pour cet efl'et, jusques à aller au-devant de ladite flotte pour l'escorter et prendre même l'argent, dont elle serait

* Mazarin avait déjà parlé au président de Bordeaux des vaisseauv pris par les Anglais sur les Espagnols, dans une dépèche du 19 novembre 1G5G. II lui disait que ces vaisseaux renfermaient « quantité de pierreries et de raretés des Indes (d'Amérique) ».

- Ciouverneur de Cadix.

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