LA 15ELNE D'ANGLETERRE VELT MARIER
fils lui échappèrent, le roi, soit par son indolence, soit par sa confiance dans les ennemis de sa mère, et le duc d'York, par un mariage, auquel la reine tenta vainement de s'opposer.
Bartet insiste sur ces deux points : il montre Charles II enclin à la paresse et sacrifiant les affaires à ses plaisirs; il laissait, pour s'y livrer, le soin du gouvernement au chancelier Hyde. ce Comme la principale fonction de cette royauté, écrivait Bartet, et presque l'unique jusqu'à cette heure, a été et est encore présentement l'administration des affaires du dedans, et, pour ainsi dire, le régime de l'État; que la loi d'Angleterre fait la partie la plus vivante du gouvernement bien plus que la volonté du prince, et que le talent principal du ministre est la connaissance et la science de la loi, qui se trouve mêlée avec la charge de grand chancelier, il est certain que le roi ne peut pas agir au dedans sans l'action de son chancelier, qui se répand en tout, et comme il (le chancelier) a de l'esprit et qu'il est fort accoutumé avec le roi, il se forme dans le public ce prédicament qu'il gouverne le roi. »
Une des questions qui occupaient le plus la cour d'Angleterre était le mariage de Charles II. Sa mère et l'abbé de Montaigu l'avaient blessé en prétendant disposer de lui. « Il me dit, écrivait Barlet', qu'ils avaient voulu le marier à trente-deux ans, comme
' Affaires étrangères, Angletekue, t. 7 i, f" 495.