‹ Les Français d'aujoud'huiChapitre 168 sur 229 · CE PROJET DE MA [U AGE · texte numérisé non relu

CE PROJET DE MA [U AGE

mariage jusqu'à vouloir in'obliger à trouver bon que vous pussiez en parler de même au roi, mon maître, et à la reine, et qu'après avoir témoigné la confusion dans laquelle j'étais des sentiments de Leurs Majestés britanniques, et [avoir] protesté que je ne méritais nullement qu'elles eussent de semblables pensées, je conclus qu'il ne fallait pas parler de cela, mais s'appliquer seulement, comme j'étais résolu de faire de toute ma force, et qu'il me semblait d'être en pouvoir à servir au rétablissement dudit roi; et après avoir obtenu du roi, mon maître, tout ce que vous et ledit sieur comte me fîtes connaître que le roi d'Angleterre souhaitait, pour profiterdes conjonctures qui se pourraient présenter favorables en Angleterre, en attendant qu'on lui put donner, conjointement avec l'Espagne, des assistances considérables pour entreprendre hautement et avec éclat son rétablissement, je vous priai, par diverses fois, d'assurer, de ma part, ledit roi que, la paix d'Allemagne' étant conclue, comme elle le serait infailliblement dans peu de temps, [ainsi] qu'il est arrivé ', le roi, mon maître, l'assisterait de toutes ses forces, et que j'étais assez

* Mazarin entend ici, par la paix d'Allemagne, la fin des guerres de l'Europe septentrionale, auxquelles l'empereur et plusieurs princes d'Allemagne avaient pris part. Voy. dans le chapitre suivant les efforts et les succès de Mazarin pour terminer les guerres du nord de l'Europe.

2 Les traités de Copenhague et d'Oliva, qui mirent tin aux guerres de Suède, de Pologiie, de Danemark et de Brandebourg, avaient été signés dans le courant de l'année 1G60.

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