MAZARIN REPOUSSE
hardi pourliii répondre de son rétablissement, quand même les Espagnols, occupés de la guerre de Portugal, ne pourraient pas alors lui donner les secours qu'ils avaient fait espérer à Sa Majesté et à moi.
y> A mon retour ici^ vous savez tout ce qui s'est passé avec la reine d'Angleterre et avec vous et avec M. de Saint-Albans, et qu'aussi souvent qu'il m'a été parlé de ce mariage, je n'ai rien oublié pour témoigner le respect avec lequel je recevais des propositions si surprenantes et si au-dessus de ma condition ; mais vous savez qu'au même temps j'ai fait mon possible auprès de la reine et de vous autres. Messieurs, afin que vous agissiez auprès du roi (d'Angleterre) pour lui insinuer des pensées plus dignes de sa grandeur, l'assurant, aux termes les plus précis que je pusse trouver, que je servirais Sa Majesté, en tout ce qui pourrait être de son service et de sa satisfaction, encore plus, s'il me faisait l'honneur de ne passonger à ce mariage ; car tout ce que je ferais serait avec raison attribué à la passion que j'ai pour son service et aux ordres du roi, mon maitre, et non pas à l'intérêt particulier de ce mariage; et de fait, vous n'aurez pas oublié que j'ai prié M. de Saint-Albans, s'en retournant à Londres, de parler au roi, sur ce sujet, en cette conformité.
» Nous avons jusqu'au départ de la reine (pour l'Angleterre) parlé si souvent et à cœur ouvert sur
* CeUe leUre est datée de Viiicennes.