‹ Les Français d'aujoud'huiChapitre 173 sur 229 · AVEC LA FILLE DU CHANCELIER · texte numérisé non relu

AVEC LA FILLE DU CHANCELIER

redite mot à mot, de laquelle il (Watteville) n'a pas été trop satisfait; je l'ai contée à la reine et en ai dit à M. de Montuigu les principales choses pour les éclairer. »

Une des affaires, qui préoccupèrent le plus vivement la reine d'Angleterre, pendant son séjour à Londres, fut le mariage de son second fils, le duc d'York. 11 s'était attaché, dans le temps de son exil, à la fdle du chancelier, Anne Hyde, et l'avait épousée secrètement ; il en eut deux filles, Marie et Anne, qui régnèrent successivement en Angleterre, la première conjointement avec son mari, Guillaume III, et la seconde, Anne Stuart, après la mort de ce prince (1702-1714). Ce mariage secret avait profondément blessé Henriette de France; elle insista vainement pour le faire rompre. Le duc d'York résista par scrupule de con science, et le roi, son frère, le soutint, dans l'espoir de le tenir plus complètement sous sa dépendance. Bartet parle de ce mariage comme d'une union reconnue par l'aristocratie anglaise. (( Le mariage de M-' le duc d'York avec la fille du chancelier, écrivait-il le 16 décembre, se maintient toujours déclaré, et tout ce qu'il y a ici de la cour, de Londres et de l'Angleterre, l'ont vue et saluée... Dès que la reine (Henriette de France) sera partie, elle ira loger à Saint-James, qui est la maison naturelle pour M^' le duc d'York. » Bartet exprimait avec énergie la douleur que ce mariage causait à la reine mère : « Sa Majesté, ne pouvant se rendre à une

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