‹ Les Français d'aujoud'huiChapitre 179 sur 229 · COALITION CONTRE LA SIÈDE · texte numérisé non relu

COALITION CONTRE LA SIÈDE

Adolphe, auquel on l'a souvent comparé; mais il était loin d'avoir sa prudence. Gustave-Adolphe, chef du parti protestant en Allemagne et allié delà France contre la maison d'Autriche, ne s'était jamais lancé dans des entreprises aventureuses, qui auraient armé contre lui tous les peuples du Nord. Charles-Gustave, au contraire, semblait prendre à tache de les provoquer. Après avoir conquis, en trois mois, la Pologne, il attaqua la Prusse ducale et se fit un ennemi de l'électeur de Brandebourg, Frédéric- Guillaume de Hohenzollern. Les Polonais profitèrent de cette diversion. Pendant que Charles-Gustave menaçait le Brandebourg, ils reprirent les armes et chassèrent les Suédois des provinces qu'ils avaient occupées. Charles-Gustave se jeta de nouveau sur la Pologne, et, dans la bataille de Varsovie, qui dura trois jours (28, 29 et 30 juillet 1656), il triompha complètement de Jean-Casimir Wasa.

La rapidité et l'éclat des conquêtes de Charles- Gustave effrayèrent les populations de l'Europe septentrionale, et, en 1657, elles formèrent une redoutable coalition pour arrêter ses progrès. Les Moscovites se joignirent aux Polonais pour combattre les Suédois. Les bords de la Baltique étaient déjà l'objet de leurs convoitises. Leur tzar, Alexis Romanow, envahit la Livonie à la tête d'une nombreuse armée, et mit le siège devant Riga. Le Danemark, qui avait été forcé, par la paix de Brômsebro, de céder à la Suède plusieurs provinces de la presqu'île scan-

Page 1