‹ Les Français d'aujoud'huiChapitre 180 sur 229 · IH · texte numérisé non relu

IH

3r.4 MAZARIN S'EFFORCE DE RÉTARUR

dinave*, entra dans la coalition avec l'espoir de les recouvrer. Le roi de Hongrie, Lcopold d'Autriche, avait à se venger des coups redoutables portés à sa maison par Gustave-Adolphe et par ses lieutenants Banner, Torstenson et Wrangel; il s'unit aux Polonais, par le traité de Vienne en 1657, et leur envoya des renforts considérables. Les Hollandais, sans se déclarer ouvertement, se montraient favorables aune coalilion, qui devait empêcher la Suède de dominer exclusivement dans les mers du nord et de leur fermer l'entrée de la Baltique, où ils faisaient un grand commerce. Enfin le Brandebourg, qui s'était un instant incliné devant la supériorité de la Suède, s'empressa de reprendre les armes et de s'unir aux confédérés.

Charles -Gustave, menacé par cette formidable ligue des peuples du nord de l'Europe, fit tête à l'orage. Le Danemark était la puissance la plus voisine de la Suède ; ce fut sur lui qu'il se jeta. Il traversa les Belts sur la glace, en janvier 1658, et vint mettre le siège devant Copenhague. Le roi de Danemark, Frédéric HI, hors d'état de résister à la Suède, implora l'intervention de l'Angleterre et de la Hollande. Celte dernière puissance était disposée, comme nous l'avons dit, à se joindre aux ennemis de la Suède. Les Anglais eux-mêmes commençaient à redouter les progrès de Charles-Gustave, qui, par la

* Voy. Histoire de Franco pendant la minorité de Louis XlV, \. II, p. 2l> et suiv.

Page 1