‹ Les Français d'aujoud'huiChapitre 182 sur 229 · CHARLES-GUSTAVE · texte numérisé non relu

CHARLES-GUSTAVE

très : La France me veut donner des homes etme prescrire jusqu'où je dois aller, et V Angleterre aussi , mais je me mettrai en état de ne prendre pas ses lois. C'était les discours qu'ils firent, [à] leur dernière descente en Seeland (août 1658), ne doutant pas qu'ils ne crussent lors d'être maîtres de tout le Danemark et entièrement de la mer Baltique et de pouvoir aller en Pologne, sans aide de personne, ou y faire la paix en gardant la Prusse, ou continuer la guerre, pouvant toujours, par la mer, jeter du secours très facilement dans les places de Prusse; et alors ils ne parlaient que de faire une grande monarchie, étant maîtres du Danemark, de la Norvège, ayant surpris la Gourlande, et ils ne doutaient pas d'avoir le Pilau' et Dantzick; ce qui était inévitable, étant maîtres de la mer Baltique. Ils en parlaient assez hautement en ce temps-là, et qu'ils pouvaient faire état de soixante mille hommes de pied, de quarante mille chevaux et de cent vaisseaux de guerre, croyant avoir ceux du Danemark. Ils ne parlaient pas moins que d'aller en Italie visiter le Saint-Père et piller Rome; car toujours leur première pensée est le pillage, et il y en a bien eu d'assez mal habiles, quoique ministres, (ne voulant pas dire fous), qui disaient que l'Ecosse avait autrefois dépendu du Danemark, et que, si un autre roi de Danemark l'avait eue, celui-ci pourrait bien l'avoir. y>

* Ville forte de la Prusse sur la Baltique à l'entrée du Friscbhaff.

Page 1