‹ Les Français d'aujoud'huiChapitre 184 sur 229 · EN FAVEUR DE LA SUÈDE · texte numérisé non relu

EN FAVEUR DE LA SUÈDE

ambassadeur de France à Londres, deux longues et pressantes dépêches*, afin qu'il insistât auprès du Protecteur (c'était encore Olivier Cromwell) et l'engageai à se joindre à la France pour défendre la Suède. « Les ressentiments, y disait-il, que l'on peut avoir du procédé peu obligeant qu'a tenu le roi (Charles-Gustave) avec ses amis-, doivent céder à l'intérêt que nous avons, les uns et les autres, à maintenir ce prince... La balance penche déjà trop du côté de sa chute, et sa ruine est bien plus à craindre que sa trop grande puissance.» Mazarin montrait, dans la même dépêche, l'intérêt qu'avaient les Anglais à ne pas laisser les Hollandais acquérir une influence prépondérante dans le Sund, et engageait le Protecteur à y envoyer la flotte anglaise pour balancer la puissance des Provinces-Unies. Dans le cas où la Hollande déclarerait la guerre à l'Angleterre', la France promettait de se joindre au Protecteur pour combattre les Provinces-Unies. Le cardinal indiquait nettement le but de l'alliance qu'il proposait : c'était exclusivement « la pacification du Nord par la paix de la Suède et du Danemark d'abord, et ensuite de la Suède, de la Pologne et de l'électeur de Brandebourg ».

L'Angleterre céda aux instances de la France, et Cromwell envoya la flotte anglaise dans le Sund pour

* Affaires étrangères, Angleterre, t. 69. f"^ 549 et 571. Les minutes sont de la main de Lionne.

^ En rompant le traité de Roschild.

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