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INGRATITUDE DE CHARLES-GUSTAVE

s'opposer aux entreprises des Provinces-Unies*. La Hollande n'osa braver la France et l'Angleterre réunies. Elle se joignit même à ces deux puissances pour presser la Suède et le Danemark de signer la paix. Mazarin put alors se flatter d'atteindre son but. (c Je ne doutcplusdu bon succès de ce projet, écrivait-il à Bordeaux', et que les deux rois (de Suède et de Danemark, qui ont chacun leurs raisons particulières et fort pressantes de sortir promptement de cette affaire, ne soient ravis d'avoir occasion de donner à de si considérables médiateurs ce que, d'ailleurs, leur propre intérêt exige d'eux.» Il ajoutait que le moyen le plus simple de rétablir la paixétait de s'en tenir aux conditions stipulées par le traité deRoschild.

Malgré les puissantes influences, qui travaillaient à la pacification du Nord, la lutte entre la Suède et le Danemark se prolongea encore durant plusieurs mois. La correspondance du cardinal atteste que, pendant toute cette période, il ne cessa d'insister auprès des rois de Suède, de Danemark et de Pologne pour mettre un terme h leurs guerres, ce J'écris puissamment en Pologne, mandait-il au chevalier de Ter- Ion le 26 juillet 1659'^, pour faciliter tout ce qui peut

* Dépêche de Mazarin à Bordeaux, en date du li janvier 1659 (Aff. étr., Angleteure, t. 09, f" 571).

* iMême dépêche du li janvier 1659.

' Voy. les lettres du 26 juillet 1659 au chevalier de Terlon, ambassadeur auprès du roi de Suède, et du même jour, à M. Bierman, envoyé de Charles-Gustave (AIT. étr., France, t. 283, V 65 et 66).

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