INTERVENTION ÉNERGIQUE
d'en douter. VA outre ce que dessus, que ledit seigneur don Louis s'est engagé d'écrire k l'ambassadeur d'Espagne (l'ambassadeur d'Espagne à Vienne était, comme on Ta vu, le marquis de la Fuente), il a encore trouvé bon de déclarer à MM. de Bennebourg* et de Furstemberg, que le roi, son maître, mettrait toutes pièces en œuvre, de concert avec le •roi de France, pour établir le même calme en Allemagne, qui est à présent entre les deux couronnes, et il m'a môme fait dire qu'il écrirait en cette conformité à MM. les électeurs de Mavence et de ColoQ;ne, dans la réponse qu'il ferait à leurs lettres. »
Mazarin déclarait, comme au temps de la paix de Westphalie, que l'intervention de Louis XIV, dans les affaires d'Allemagne, était une preuve du désir <iu'avait la France de préserver cette contrée des malheurs de la guerre. « C'est par un excès de bonté, ajoutait-il, que le roi désire et veut contribuer tout ce qui dépendra de lui pour la paix de l'Empire, souhaitant de la voir établie, par ce moyen, dans toute la Chrétienté; car toutes les raisons de son intérêt particulier devraient porter Sa Majesté à se prévaloir d'une conjoncture si plausible que celle d'assister son allié (le roi de Suède), conjointement avec les princes d'Allemagne, qui y sont aussi obligés-,
* Ministre de l'électeur do Mayence, qui s'était rendu à Saint- Jean-de-Luz , ainsi que le comte de Furstemberg , ministre de l'électeur de Cologne.
2 Par la ligue du Rhin.