TRAITÉ DE COPENHAGUE (IGGO
^0 mars 1660' : « Nous n'avons que trop de confirmation, de tous côtés, de la mort du roi de Suède, qui décéda à Gottembourg, le 23' du passé, d'une fièvre chaude et rendit l'esprit entre les bras du comte Oxenstiern, ayant conservé le jugement jusqu'au dernier soupir, et après avoir disposé de son royaume et du commandement de ses armées, qu'il a laissé au prince Adolphe, son frère. Il prie Sa Majesté, par son testament, d'avoir soin du jeune prince son fils, et a laissé la reine régente jusqu'à la majorité dudit prince.)) La France ne manqua pas à l'appel que Charles-Gustave mourant lui avait adressé en faveur de son fils, Charles XI'. Les intérêts de la Suède furent sauvegardés dans le traité de Copenhague, qui fut conclu, le 6 juin 1660, sous la médiation de la France, de l'Anglelerre et des Provinces-Unies. La Suède conservait les provinces d'Aland, de Bleckingie et de Scanie; elle ne renonça qu'aux conquêtes faites récemment sur le Danemark.
La négociation d'Oliva ne fut pas moins laborieuse que celle de Copenhague. L'ambassadeur de France en Pologne, M. de Lumbres, y était médiateur, comme on Fa dit, entre la Suède, la Pologne et le Brande-
* Affaires étrangères, LonnAiNE, t. 38, f" 25.
■^ Le 13 février, d'apiès les Suédois, qui suivaient l'ancien style et étaient en relard de dix jours sur le calendrier français.
^ L'ambassadeur vénitien, Nani, dit que la cour de France ne fut pas affligée de la mort du roi de Suède, à cause de l'esprit allier de ce prince. (Lettre du 5 avril 16G0; Filza 125, f" 59.)