AVENTURES DE RETZ
(lil, une des nièces du cardinal, Olympe Mancini. V]iirni le duc d'Orléans, Gaston, qui, depuis iG52, vivait en t'xil, à Blois, céda aux conseils de Mazarin, et vint visiter Louis XIV, à la Fère, au mois d'août 4G56 ; il retourna ensuite à Blois et ne reparut que de loin en loin à la cour. Cette réconciliation enlevait aux mécontents, toujours nombreux, un prétexte pour agiter le royaume. M"'' de Montpensier ne tarda pas à suivre l'exemple de son père; elle obtint la permission de venir saluer le roi, en 1G57 '. Beaufort lui-même se réconcilia avec le ministre.
De tous les chefs de la Fronde, Condé et Retz étaient les seuls qui s'obstinassent à la lutte. Retz avait paru un instant vouloir y renoncer, en choisissant pour vicaire général M. du Saussay -; mais il ne se contenta pas longtemps de l'existence paisible et même brillante, qu'il pouvait mener à Rome, sous la protection et avec la faveur du pape Alexandre VII. Il enleva à M. du Saussay les pouvoirs, qu'il lui avait donnés, et chercha de nouveau à troubler, par ses intrigues, le diocèse de Paris. Agir ainsi, c'était blesser profondément Alexandre A'II, qui lui avait conseillé de se soumettre à la volonté royale. Aussi Retz fut-il obligé de s'éloigner de Rome ^ ; il erra
^Mémoires de 3/"'^ de Montpensier, t. IIF, p. Ml etsuiv.,de l'ôdiliou Charpentier.
- Voy. le tome précédent, p. 237.
■* Mazarin écrivait à la reine, le 26 septembre 1G56 {Mï. étr., France, t. 274, f" 121) : « Je vous dirai qu'il n'y a rien de plus certain que le pape est fort offensé de la révocation que le cardinal