AVEC LA POLOGNE (16G
autres ont de vous ; car c'est un malheur qui accompagne d'ordinaire les médiateurs, et vous vous en devez consoler d'autant plus facilement que je suis certain que, quand la paix sera faite, chacun sera content de vous. Enfin, vous n'avez qu'à faire toujours bien et tâcher d'avancer cet ouvrage, autant qu'il vous sera possible, sans vous arrêter à ce que les uns et les autres pourront dire de votre conduite. »
Cependant Mazarin tenait à prouver que les plaintes de la reine de Pologne étaient injustes. Il rappelait, dans une dépêche du 29 septembre 1659', les services rendus à cette princesse. « Chacun sait, écrivaitil, de la manière que j'ai agi pour la conclusion de son mariage, ayant pour cela employé toute l'adresse dont je suis capable, et tout ce que pouvait produire l'autorité du roi et la considération dans laquelle cette couronne était dans ce pays-là, lorsque la proposition de cette alliance fut mise sur le tapis, sans que j'aie laissé en arrière d'autres diligences qui étaient nécessaires pour que le succès en fût heureux, comme il a été, jusques à engager pour cela tout ce que j'avais au monde, dont on me doit encore la somme de cent mille écus, que j'ai fournie à ladite reine, avec les intérêts depuis ce temps-là-. »
* Celte lettre est adressée à Silhon (Aff. étr., France, t. 283, f 181).
* On a vu ci-dessus, p. 266, que Mazarin obtint, en remboursement de cette dette, le duché de Nevers, qui appartenait à la maison de Gonzague.