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MAZARIN ENVOIE DES TKOUPES

Il ne put, malgré ses instances, avoir une audience du Sultan pour lui remettre la lettre du roi. Après deux mois de séjour à Constantinople, il lut obligé de retourner en France, sans avoir obtenu aucune réponse satisfaisante. Il débarqua à Marseille et arriva à Paris, le 23 avril 1G59.

A ccUe époque, Mazarin négociait avec Pimentelli les préliminaires de la paix des Pyrénées. Il ne voulut pas encore rompre avec un ancien allié de la France et engager une lutte, où il eût fallu, pour triompher, pouvoir disposer d'une puissante marine. Louis XIV rappela son ambassadeur de Constantinople. Mais il se produisit alors un singulier revirement dans la politique turque. Le grand vizir refusa de laisser partir de La Haye, sous prétexte qu'il n'avait pas remboursé des dettes contractées en Turquie. De La Haye expliquait ce changement, dans une lettre du 5 janvier 1660, adressée à Mazarin'. « Lorsque ce barbare, lui écrivait-il, voulait nous chasser, la France était en guerre avec l'Espagne, et Votre Éminence n'avait pas encore fait le voyage de Saint-Jeande-Luz. » Après la conclusion de la paix des Pyrénées, le grand vizir craignit une déclaration de guerre de la France et voulut garder, comme otages, de La Haye et son fils. Ces discussions se prolongèrent jusqu'en 1661. L'ambassadeur obtint enfin la liberté de rentrer en France et eut, pour successeur à Constantinople, son fils, de La Ilaye-Vantelet.

* Alïaires étrangères, Constantinople, t. 6 (sans pagination).

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