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DERNIÈRES NÉGOCIATIONS

Les dernières négociations de Mazarin furent plus heureuses que les expéditions dirigées contre les Musulmans. Il compléta, par un traité, signé le 16 décembre 1660', une des clauses de la paix de Westphalie , relative à l'acquisition de l'Alsace par la France. II obtint que l'archiduc d'Autriche, Ferdinand-Charles, renonçât à toutes prétentions sur cette province et sur le Sungau", moyennant une somme de trois millions. Il fut décidé, par la même convention, que le comté de Ferrelte serait compris dans les pays cédés à la France. Ce point n'avait pas été formellement stipulé par le traité de Munster ^.

Enfin, le dernier traité, que Mazarin conclut peu de jours avant sa mort, réconcilia le duc de Lorraine avec Louis XIV. On a vu * quelles conditions les plénipotentiaires de la paix des Pyrénées avaient imposées à ce prince. Charles II n'avait cessé de protester contre la spoliation dont il était victime. Il s'était rendu à Paris, où il était soutenu par les princes de plusieurs branches de la maison de Lorraine établies en France. Il se persuada que le meilleur moyen, pour recouvrer ses États, était de gagner Mazarin en demandant en mariage la nièce du cardinal, qui avait espéré un instant devenir reine de

*■ Dumont, Corps diplomatique, t. VI, 2" partie, p. 34i et suiv.

2 Allkirch, dans la Haute-Alsace, était la capitale du Sungau.

^ L'évêque de Bàle protesta vainement en alléguant ses prétendus droits sur le comté de Ferretle (Grimani, lettre du l'2 novembre 1660; Bibl. nat., Filza 126, f° 255).

* Ci-dessus, p. i52.

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